Le télescope Nancy-Grace-Roman et ses objectifs pour explorer les mystères de l’Univers

Quels sont les mystères de l’Univers que le télescope Nancy-Grace-Roman promet de percer ?

Quels sont les mystères de l’Univers que le télescope Nancy-Grace-Roman promet de percer ?

Dimanche 30 août à 7 h 26, le télescope spatial Nancy-Grace-Roman a été lancé par une fusée SpaceX depuis le centre spatial Kennedy, en Floride. Après un voyage de cent jours, il se positionnera au point Lagrange L2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, en direction de Mars. La NASA prévoit de recevoir les premières images au début de l’année 2027. La mission de ce télescope, nommé d’après l’astronome américaine Nancy Grace Roman (1925–2018), devrait durer au moins cinq ans.

Comment le télescope Roman va-t-il observer l’Univers ?

Le télescope spatial Roman est équipé de la plus grande caméra infrarouge numérique jamais construite, le Wide Field Instrument, ainsi que d’un miroir développé à l’origine pour un satellite espion. Ce télescope est considéré comme le dernier membre d’un trio d’observatoires destinés à cartographier le ciel, aux côtés de l’observatoire Vera C. Rubin au Chili et du télescope spatial Euclid de l’Agence spatiale européenne. Ensemble, ils devraient révolutionner l’astronomie grâce à des volumes de données sans précédent et à des images d’une grande richesse et précision.

Concernant ses performances, la résolution de la caméra infrarouge est comparable à celle du télescope spatial Hubble, mais son champ de vision est au moins 100 fois plus large. Il est également des milliers de fois plus rapide, réalisant en un mois une observation du ciel qui prendrait un siècle à Hubble.

Pourquoi dit-on qu’il est un “chasseur de planètes” ?

Le télescope Roman est doté d’un coronographe expérimental, permettant de détecter des exoplanètes qui sont 100 millions de fois moins lumineuses que leur étoile. Cet instrument peut créer une sorte d’éclipse, masquant la luminosité d’une étoile pour observer les objets cosmiques à proximité. Un responsable de la NASA a annoncé que le nombre d’exoplanètes connues pourrait passer de 6 000 à 100 000 grâce à ces observations.

Qu’espère-t-on apprendre sur la matière noire ?

Les astronomes prévoient d’utiliser les observations du télescope Roman pour élucider la nature de la matière noire, une substance invisible qui façonne la structure de l’Univers, et de l’énergie noire, une force inconnue qui accélère l’expansion de l’Univers. La matière noire, qui interagit avec la gravité mais pas avec la lumière, sera étudiée grâce à un atlas précis du ciel et à une carte tridimensionnelle. Les scientifiques espèrent reconstituer une carte de distribution de la matière noire en observant la déformation d’objets célestes très éloignés.

Et sur l’énergie noire ?

L’énergie noire pourra être étudiée à travers les cartes indiquant le déplacement des objets cosmiques et en analysant le décalage vers le rouge. À me que les objets s’éloignent, les ondes lumineuses qu’ils émettent s’étirent, décalant leur couleur vers des longueurs d’onde plus rouges. Les images obtenues, combinées à l’étude du décalage vers le rouge, fourniront de nouvelles informations sur l’évolution de l’Univers et aideront à comprendre le rôle de l’énergie sombre et de la gravité.

Source : Courrier International

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