Le télescope James-Webb observe des « petits points rouges » indiquant une possible collision de trous noirs.

Le télescope James-Webb a détecté des « petits points rouges » par deux : vers une collision de trous noirs géants ?

Le télescope James-Webb a détecté des « petits points rouges » : vers une collision de trous noirs géants ?

Le télescope spatial James-Webb (JWST) a récemment permis la détection de ce que les scientifiques appellent des « Little Red Dots » (LRD), ou petits points rouges. Ces objets mystérieux ont été observés dans les données infrarouges du JWST, avec environ 300 LRD identifiés depuis leur découverte. Ces points apparaissent environ 600 millions d’années après le Big Bang et semblent disparaître 1,5 milliard d’années plus tard.

Les LRD sont caractérisés par leur compacité, leur luminosité et leur émission d’une lumière rouge et ultraviolette distinctive. Des simulations indiquent que ces objets pourraient être associés à des trous noirs supermassifs en phase d’accrétion rapide, ce qui pourrait également expliquer leur luminosité.

Contexte factuel

Des scénarios ont été proposés pour expliquer la nature des LRD, souvent en lien avec des trous noirs supermassifs. Au cours des premiers milliards d’années de l’univers, les collisions entre galaxies étaient fréquentes, ce qui pourrait avoir conduit à des fusions de trous noirs géants.

Une étude publiée le 31 août 2023 dans les Publications of the Astronomical Society of Japan a révélé que des chercheurs ont identifié quatre paires de LRD datant d’environ 12,5 à 12,8 milliards d’années. Ces paires étaient probablement associées à des trous noirs massifs en phase d’accrétion rapide.

Données ou statistiques

Les images infrarouges obtenues par le JWST montrent que les membres de chaque paire de LRD étaient séparés par quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’années-lumière. Cela réduit la probabilité que leur observation soit le fruit d’alignements fortuits.

Conséquence directe

Cette découverte renforce l’hypothèse selon laquelle les fusions de galaxies, et par conséquent celles de trous noirs géants, ont contribué à la croissance rapide des trous noirs supermassifs dans l’univers primordial. De telles fusions pourraient également être des sources potentielles pour les futurs observatoires d’ondes gravitationnelles, comme eLisa.

Source : Publications of the Astronomical Society of Japan

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