Vers une Afrique sans frontières ?
À partir du 1ᵉʳ janvier 2027, le Tchad ouvrira ses portes à tous les ressortissants africains en supprimant l’obligation de visa. Cette annonce a été faite par le président Mahamat Idriss Déby Itno lors du Forum africain de l’eau à N’Djamena, le 15 juillet 2026. Ce changement est perçu comme un tournant stratégique pour la libre circulation et l’intégration des pays africains, salué par de nombreux décideurs sur le continent.
L’exemption de visa sera applicable à tous les citoyens des pays d’Afrique souhaitant entrer sur le territoire tchadien. Dans son discours, le président Déby a déclaré que le Tchad « ouvre ses frontières » et a souligné l’importance de cette me dans le cadre de l’intégration continentale, positionnant le Tchad comme un carrefour reliant les différentes régions d’Afrique.
Cependant, Elle n’implique pas automatiquement le droit de travailler ou de s’installer durablement au Tchad, qui nécessiteront des autorisations spécifiques. De plus, plusieurs modalités pratiques, telles que la durée maximale du séjour et les documents requis, doivent encore être clarifiées par les autorités.
Cette initiative s’inscrit dans les objectifs de l’Union africaine, qui vise à faciliter les déplacements et l’installation des citoyens à travers le continent. Le Tchad suit ainsi les exemples du Togo, qui a introduit une exemption de 30 jours pour les passeports valides en mai 2026, et de la République du Congo, qui a également fixé une date similaire pour l’exemption de visa.
Malgré ces avancées, la mobilité sans frontières reste une exception sur le continent. Selon l’Indice d’ouverture sur les visas de la BAD et de l’UA, seulement 28,2 % des déplacements intra-africains se faisaient sans visa en 2025, indiquant les défis qui subsistent pour la libre circulation des personnes en Afrique.
Source : Algerie360


