C’est une responsabilité dont nous sommes très fiers : le Souverain accueille les représentants du Conseil de l’Europe au Palais princier
Mercredi 2 septembre, le Souverain et la princesse Charlène ont reçu au Palais princier les ambassadeurs représentant les 46 États membres du Conseil de l’Europe. Cette rencontre marque la dernière étape de la réunion des délégués de ministres de cette organisation, dont Monaco as la présidence depuis mai et jusqu’en novembre.
Le prince Albert II a souligné l’importance de cette présidence en la qualifiant de « responsabilité dont nous sommes très fiers et une occasion de faire connaître ce qui nous caractérise : nos valeurs et nos engagements ». Il a insisté sur la nécessité de réaffirmer ces engagements dans un contexte mondial marqué par l’instabilité, notamment en raison de la guerre en Ukraine et d’une méfiance croissante entre les nations.
« À l’heure où le monde traverse une période de profonde instabilité, le multilatéralisme et le dialogue restent irremplaçables. Aucun pays, quelle que soit sa puissance, ne peut relever de tels défis seul. Le Conseil de l’Europe, avec ses conventions, sa Cour et ses mécanismes de suivi, offre un cadre indispensable, qu’il nous appartient collectivement de préserver, de défendre et de renforcer », a déclaré le prince Albert II.
Pour le Souverain, le fil conducteur de l’organisation doit demeurer « la protection de tous, dotée des moyens nécessaires pour relever les défis de notre époque ».
Lors des échanges au Musée océanographique, le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Alain Berset, a souligné l’importance de renforcer l’unité européenne face à « l’intensité croissante » de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine. Il a précisé que « l’unité européenne autour de l’Ukraine, destinée à renforcer sa résilience, est cruciale et restera une priorité pour le Conseil de l’Europe ».
Berset a également affirmé que l’Europe doit jouer un rôle actif dans le processus de paix, en garantissant le respect du droit international et des droits humains, qui sont essentiels à l’ordre européen fondé sur la paix et la sécurité.
Concernant la situation géopolitique, il a noté que le centre de gravité de l’Europe se déplace vers l’Est, englobant des pays comme l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Türkiye, qui se trouvent à la croisée de plusieurs conflits.
Sur les tensions au Moyen-Orient, Berset a rappelé que « le droit international n’est pas facultatif », et a évoqué les défis migratoires, en soulignant que les États ont le droit de contrôler leurs frontières, comme le reconnaît la Cour européenne des droits de l’homme.
Source : Nice Matin

