« Il n’existe aucun autre endroit avec autant d’animaux » : comment le Soudan du Sud compte sur l’Unesco pour protéger ses antilopes

Il n’existe aucun autre endroit avec autant d’animaux : le Soudan du Sud compte sur l’UNESCO pour protéger ses antilopes

Depuis l’ULM de patrouille de l’ONG African Parks, la savane luxuriante du parc national de Badingilo s’étend à perte de vue. Les lacs bleu-gris contrastent avec l’épais tapis vert qui couvre cette vaste étendue. Chaque année, entre octobre et mars, des millions d’animaux convergent vers ces lacs durant la saison sèche. À l’est de Badingilo, en direction de la frontière avec l’Éthiopie, se trouve la réserve naturelle de Boma, qui est deux fois plus grande que Badingilo, avec une superficie de 19 747 km² contre 8 935 km². Diverses espèces d’antilopes y passent la saison des pluies.

Cependant, la route migratoire qui sépare ces deux parcs nationaux, classés depuis quarante ans, n’est pas protégée. Cette situation met en péril le spectacle naturel exceptionnel que représentent ces migrations animales.

La reconnaissance de ces espaces par l’UNESCO pourrait offrir un cadre de protection plus solide et garantir la préservation de cette biodiversité unique. Les autorités sud-soudanaises et les ONG, comme African Parks, travaillent ensemble pour sensibiliser à l’importance de la conservation de ces zones, vitales pour la survie de ces espèces emblématiques.

La situation actuelle souligne l’urgence d’une action concertée pour protéger ces habitats menacés, afin d’asr la continuité de ces migrations et de préserver la richesse faunique du Soudan du Sud.

Source : La Croix

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