Le 21 juin : jour le plus long, mais pas celui du coucher de soleil le plus tardif
Le 21 juin est reconnu comme le jour le plus long de l’année, une affirmation largement acceptée, mais qui mérite d’être nuancée. En réalité, cette journée ne coïncide ni avec le coucher de soleil le plus tardif ni avec le lever le plus matinal. Ces extrêmes sont décalés de plusieurs jours autour du solstice, un phénomène expliqué par l’équation du temps.
Le solstice d’été, qui se déroule autour du 21 juin, marque effectivement la durée maximale du jour dans l’hémisphère nord. En 2026, par exemple, le lever du soleil à Paris est prévu à 5h47 et le coucher à 21h58, offrant ainsi 16 heures et 21 minutes de lumière. Toutefois, le coucher à 21h58 n’est pas le plus tardif du mois de juin, qui survient environ quatre jours plus tard. De même, le lever le plus précoce se produit quelques jours avant le solstice, autour du 16 juin.
L’équation du temps, qui résulte de l’orbite elliptique de la Terre et de l’inclinaison de son axe, entraîne un décalage entre le temps solaire vrai et le temps moyen affiché par nos horloges. En conséquence, un cadran solaire peut montrer jusqu’à 16 minutes d’avance ou 14 minutes de retard par rapport à une montre standard. Ce décalage varie tout au long de l’année, affectant les heures de lever et de coucher.
Ce phénomène se vérifie également autour du solstice d’hiver. Le 21 décembre, bien que considéré comme le jour le plus court, ne correspond pas non plus au lever le plus tardif ou au coucher le plus précoce, ces derniers ayant lieu respectivement vers le 13 décembre et début janvier.
Cette « anomalie » des heures de lever et de coucher est attribuée à l’adoption du temps solaire moyen au XIXe siècle, qui a standardisé la me du temps, rendant nos horloges indépendantes du ciel réel.
Pour les personnes planifiant leurs activités en fonction de la lumière naturelle,
Source : Date-Pratique, Calendar Center.
