Le SETI suggère que si nous n'avons toujours pas de contact avec les extraterrestres, ce serait à cause de la météo spatiale

Le SETI suggère que le silence extraterrestre pourrait être dû à la météo spatiale

Depuis des décennies, les scientifiques scrutent le ciel à la recherche de signaux provenant d’éventuelles civilisations extraterrestres. Cependant, l’absence de tels signaux a longtemps été interprétée comme une preuve de leur non-existence. Le SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence), un organisme dédié à cette quête, propose désormais une nouvelle explication à ce silence.

Le silence cosmique cacherait des signaux extraterrestres brouillés à la source

Une étude récente, publiée dans The Astrophysical Journal en mars 2026, avance que la météo spatiale, c’est-à-dire les variations de l’environnement autour des étoiles, pourrait déformer les émissions radio avant qu’elles ne quittent leur système. Les chercheurs Vishal Gajjar et Grayce Brown suggèrent que cet effet pourrait expliquer en partie le silence que nous avons observé jusqu’à présent.

Les astronomes se concentrent principalement sur des signaux dits à bande étroite, qui se manifestent sous forme de pics de fréquence très nets, concentrés sur quelques hertz. Étant donné que la nature produit rarement des signaux de cette nature, un pic aussi précis indique une origine technologique. Les chercheurs ont calibré leur modèle en se basant sur les transmissions de sondes spatiales, telles que Mariner 4 et les sondes Viking, fournissant ainsi des mes concrètes ancrées dans des observations réelles.

La météo des étoiles déforme les ondes radio avant leur voyage

La météo spatiale comprend des phénomènes tels que les vents stellaires et les bouffées de plasma, qui peuvent perturber les communications. Ces éruptions, produites par notre Soleil et d’autres étoiles, affectent déjà nos propres transmissions.

Les chercheurs se sont également penchés sur les naines rouges, qui représentent environ trois étoiles sur quatre dans la Voie lactée. Ces étoiles, souvent anciennes, auraient eu le temps d’abriter une vie avancée. Cependant, leurs signaux sont particulièrement vulnérables au brouillage, rendant ainsi ces cibles prometteuses difficiles à écouter.

Cette piste pourrait relancer la chasse aux signaux extraterrestres

Bien que cette recherche n’apporte pas de réponse définitive au paradoxe de Fermi, qui soulève la question de notre solitude apparente dans un univers vaste, elle met en lumière des limites dans nos méthodes de détection. Les chercheurs estiment que le silence pourrait être le reflet de nos outils plutôt que d’une absence de vie.

L’équipe propose un cadre pour évaluer ce brouillage, en tenant compte de la fréquence du signal et du type d’étoile observée. Les futures recherches pourraient ainsi se concentrer sur des signaux légèrement plus larges et observer à des fréquences plus élevées pour limiter cet effet.

D’autres spécialistes saluent cette contribution, considérée comme solide et fondée sur des mes réelles. Le télescope SKA-Low, actuellement en construction, pourrait mettre en œuvre ces recommandations. Bien que cette approche ne garantisse pas la détection de signaux extraterrestres, elle modifie notre méthode d’écoute des étoiles.

Source : SETI Institute, The Astrophysical Journal.

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