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Le projet de loi dit « d’urgence agricole » pourrait voir l’introduction de nouvelles mes controversées, après son adoption par les députés le 2 juin. Ce texte, critiqué pour ses reculs environnementaux, favorise notamment l’irrigation, l’élevage intensif et les tirs de loup. Les sénateurs examineront le projet en commission des affaires économiques le 17 juin.
Les partisans de l’agriculture productiviste, en position de force au Sénat, incluent des rapporteurs tels que Laurent Duplomb (Les Républicains), Franck Menonville (UDI) et Pierre Cuypers (Les Républicains), ce dernier étant président du groupe d’étude chasse et pêche.
Parmi les amendements proposés, on trouve une réintroduction de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides interdits. De plus, les rapporteurs souhaitent inscrire un objectif de doublement des volumes de stockage d’eau en agriculture, ainsi que donner plus de poids aux agriculteurs dans les commissions locales de l’eau.
En ce qui concerne la protection de l’eau potable, les rapporteurs proposent d’alléger la définition des captages d’eau dits « sensibles » et d’exonérer les exploitations agricoles de la taxe sur la pollution en cas de « circonstances exceptionnelles affectant gravement leurs conditions économiques ».
Concernant la prédation du loup, les amendements visent à faciliter les tirs de défense pour les éleveurs, incluant tous types de troupeaux, et à alourdir les peines contre ceux qui s’introduisent dans des locaux agricoles.
Ces propositions soulèvent des inquiétudes quant à l’impact environnemental de la loi, qui pourrait accentuer les difficultés liées à la gestion des ressources en eau et à la biodiversité.
Source : Reporterre

