Le secteur chimique européen peine à freiner sa désindustrialisation

Le secteur chimique européen continue de faire face à des défis majeurs, notamment une perte structurelle de compétitivité, malgré les perturbations causées par la guerre en Iran.

En 2023, la production chimique en Europe a diminué de 8,7 % par rapport à l’année précédente, selon le Cefic, l’organisation européenne du secteur. Cette baisse est attribuée à une concurrence accrue, des coûts énergétiques et des matières premières plus élevés en Europe par rapport aux États-Unis et à la Chine, ainsi qu’à des importations massives en provenance de Chine. (francechimie.fr)

La guerre en Iran a entraîné une fermeture effective du détroit d’Ormuz, perturbant les chaînes d’approvisionnement mondiales et augmentant les coûts des matières premières pour les producteurs européens. Bien que cette situation ait temporairement réduit la concurrence asiatique, les entreprises européennes restent confrontées à des défis structurels persistants. Par exemple, BASF a annoncé une augmentation immédiate de jusqu’à 30 % des prix de certains produits en Europe en raison de l’instabilité des marchés. (cen.acs.org)

Malgré ces obstacles, le secteur chimique européen bénéficie d’un répit temporaire face à ses rivaux asiatiques pénalisés par le conflit iranien. Les clients privilégient désormais la fiabilité au prix, offrant ainsi un avantage concurrentiel aux producteurs européens. (ch.zonebourse.com)

Cependant, pour asr une compétitivité durable, le Cefic souligne la nécessité d’une révision urgente de la politique industrielle de l’UE, en mettant l’accent sur la réduction des coûts énergétiques, l’accès aux matières premières essentielles et le soutien à l’innovation. (optionfinance.fr)

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