Le secrétaire au Trésor américain appelle la Chine à soutenir la guerre économique des États-Unis contre l'Iran et as que les sanctions entraîneront

Washington appelle Pékin à soutenir la pression économique contre l’Iran

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a exhorté la Chine à « se mettre au diapason » dans la guerre économique menée par les États-Unis contre l’Iran. Cette demande survient alors que Washington cherche à mobiliser ses alliés et Pékin pour intensifier la pression économique sur Téhéran, dans le but de provoquer la chute de son régime sans recourir à des opérations militaires.

Dans une interview accordée à CNBC, Bessent a précisé que les pays qui ne soutiendraient pas cette offensive, dont les détails doivent être révélés prochainement, seraient considérés comme « contre nous ». Il a également affirmé : « Cela va fonctionner en Iran et nous allons faire chuter ce régime », promettant « la plus grande opération coordonnée d’isolement économique du monde ». En réponse, le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les États-Unis de « terrorisme économique ».

Bessent a indiqué que la pression économique maximale pourrait signifier qu’il n’y aurait pas de reprise d’opérations militaires à grande échelle pour le moment, soulignant l’impasse diplomatique actuelle et l’opinion publique défavorable à un conflit militaire. Le président américain, Donald Trump, avait également évoqué une « guerre économique » sans précédent contre l’Iran.

La situation économique de l’Iran est déjà fragile, exacerbée par des décennies de sanctions internationales. Les Émirats arabes unis ont récemment annoncé la suspension de tous les échanges commerciaux avec l’Iran, tandis que la Turquie et la Russie continuent d’avoir des relations économiques significatives avec le pays.

La capacité de Washington à rallier la Chine à sa cause sera cruciale, car plus d’un quart des échanges commerciaux de l’Iran en 2024 ont été réalisés avec la Chine, qui est un consommateur important des hydrocarbures iraniens.

L’économie iranienne, déjà affectée par des sanctions, fait face à des pressions supplémentaires, tandis que les États-Unis ressentent également les effets du conflit, avec une inflation persistante et des dépenses militaires en hausse.

Source : CNBC, agences de presse.

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