Le Royaume-Uni va interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans
Le Royaume-Uni a annoncé l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 16 ans, selon une déclaration faite par le premier ministre Keir Starmer le 15 juin. Cette décision s’inscrit dans une tendance mondiale où plusieurs pays ont déjà mis en place des législations similaires. Keir Starmer a déclaré : « Aujourd’hui, je peux annoncer que le gouvernement interdira l’accès aux réseaux sociaux pour tous les enfants de moins de 16 ans », qualifiant cette me d’« étape importante » pour les familles britanniques.
Le premier ministre a souligné les effets néfastes des réseaux sociaux sur les jeunes, affirmant qu’ils « rendent les enfants malheureux » et « facilitent le harcèlement et les abus ». Il a également précisé que le gouvernement souhaitait adopter cette loi « avant Noël » pour qu’elle entre en vigueur « au début de l’année prochaine, probablement vers le printemps ».
Plusieurs pays, dont l’Australie et l’Indonésie, ont déjà instauré des interdictions similaires. Le Canada a récemment annoncé son intention de suivre cette voie, tandis qu’un projet de loi est en cours d’examen au Parlement français visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans.
Cette décision fait suite à une consultation nationale menée de janvier à mai, qui a recueilli environ 116 000 contributions, dont celles d’adolescents, faisant de cette consultation la deuxième plus large de l’histoire du pays. Plus de 83 % des parents ayant répondu ont estimé que les risques des réseaux sociaux l’emportaient sur leurs avantages pour les enfants, et 91 % soutiennent un âge minimum de 16 ans pour l’accès aux plateformes.
Cependant, des voix s’élèvent contre cette interdiction. La ministre de la culture, Lisa Nandy, a reconnu sur la BBC que cette me n’était pas « une solution miracle », soulignant le risque que les enfants « contournent » la loi, comme cela se produit déjà avec d’autres interdictions.
Le sujet suscite des débats au sein des familles et des associations. Ian Russell, dont la fille s’est suicidée à 14 ans après avoir vu des contenus problématiques en ligne, s’oppose à l’interdiction. En revanche, Esther Ghey, mère d’une adolescente victime d’un meurtre, se montre favorable à cette me.
Le 8 juin, le gouvernement a également demandé aux géants de la technologie, tels qu’Apple et Google, de mettre en place des outils pour bloquer l’envoi et la réception d’images sexuellement explicites par des mineurs dans un délai de trois mois, sous peine de législation.
Source : La Croix
