Le roi Charles III et la reine Camilla ne s’installeront pas à Buckingham Palace
Le palais de Buckingham a annoncé que le roi Charles III et la reine Camilla ne feront pas de Buckingham Palace leur résidence personnelle, même après la fin des travaux de rénovation, prévue pour l’année prochaine. Cette décision marque un tournant dans la tradition royale, puisque le palais a été la résidence principale des monarques britanniques depuis des décennies.
Cette annonce a été faite en même temps que la publication, pour la première fois, des éléments de la déclaration fiscale personnelle de Charles III. Selon les informations divulguées, le montant total de ses impôts s’élève à 30 millions de livres sterling (environ 35 millions d’euros) pour les trois années suivant son accession au trône en 2022. Cette transparence s’inscrit dans une volonté de réforme plus large de la monarchie.
Le palais n’a pas précisé le revenu total du roi, mais des sources antérieures indiquent que ses revenus annuels issus du duché de Lancaster dépassent les 20 millions de livres sterling. Bien que la publication de ces données fiscales ne soit pas révolutionnaire, elle témoigne de l’engagement de Charles à moderniser la monarchie.
James Chalmers, représentant du Privy Purse, a déclaré que ces changements visent à concilier tradition et modernité, tout en maintenant un bon rapport coût-efficacité. De plus, le roi et la reine souhaitent accroître l’ouverture de Buckingham Palace au public.
Le budget de la monarchie, connu sous le nom de Sovereign Grant, s’élèvera à 137,9 millions de livres pour l’exercice 2026-2027, avec une prévision de réduction à 99,9 millions de livres par an pour la période 2027-2032. Cette révision pourrait ne pas suffire à apaiser les critiques sur le coût de la monarchie.
Graham Smith, leader du groupe anti-monarchie Republic, a exprimé des doutes quant à l’efficacité de ces réformes, soulignant que des questions demeurent sur la nature volontaire de l’impôt du roi et son niveau de revenu.
En somme, ces annonces témoignent d’une volonté de changement au sein de la monarchie britannique, alors que Charles III cherche à établir un nouveau cadre pour son règne.
Source : Vanity Fair US
