Le repos, une clé essentielle pour le cerveau et la mémoire
Malgré les apparences, l’état de rêverie s’avère particulièrement énergivore. En effet, le cerveau au repos consomme environ 20 % de l’énergie totale du corps, ce qui représente seulement 5 % de moins que lorsqu’il est mobilisé pour résoudre un problème complexe.
Le rôle crucial du mode par défaut
Ces moments d’inactivité jouent un rôle majeur dans l’archivage de nos données personnelles. Selon l’Observatoire B2V des mémoires, « le réseau du mode par défaut, activé pendant les moments de rêverie, est directement connecté à la mémoire autobiographique, celle qui abrite nos connaissances et nos souvenirs personnels, mais aussi aux projets et à la compréhension des autres ». Cette déconnexion permet au cerveau de réaliser un travail de tri et d’intégration des événements de l’année écoulée, une tâche souvent interrompue par les sollicitations quotidiennes. Les experts recommandent de « quelques heures de déconnexion complète plusieurs fois par jour, s’avèrent particulièrement efficaces ».
La qualité plutôt que la durée
Pour optimiser le processus de mémorisation, la durée ou l’éloignement géographique des vacances importent peu. Les spécialistes soulignent que « c’est la qualité de la déconnexion qui compte ». De courtes pauses régulières ou des moments de calme, comme une randonnée ou un moment au bord d’une piscine, activent ce réseau. L’Observatoire B2V des mémoires regrette que la plongée dans ses pensées soit souvent sous-estimée. Ces moments sans objectif favorisent la consolidation des souvenirs et l’émergence de nouvelles idées.
Le danger des écrans sur les fonctions cognitives
La consultation continue des outils numériques durant les congés altère directement ces bienfaits. Les experts rappellent que « le cerveau n’a pas évolué pour traiter le flot constant d’informations que lui imposent les technologies numériques ». Les notifications interrompent le fonctionnement du réseau du mode par défaut, empêchant le cerveau d’effectuer son travail de consolidation et de projection. Cette hyperconnexion perturbe également le sommeil, accroît le niveau de stress et dégrade les capacités d’attention, des facteurs nocifs pour les fonctions mémorielles. Pour préserver sa santé cérébrale, il est recommandé de couper ses notifications et de privilégier des activités manuelles ou contemplatives.
Source : Observatoire B2V des mémoires.