« Ce n’est pas un nuisible » Le retour en grâce du renard et le début d'une cohabitation

Le retour en grâce du renard : vers une cohabitation apaisée

Fait principal

Le renard roux, longtemps considéré comme un nuisible en France, connaît un regain d’intérêt et une évolution de son image, notamment grâce à des agriculteurs qui adoptent des mes de cohabitation.

Contexte factuel

Dans la campagne de Montreuil-Bellay, dans le Maine-et-Loire, Jean-Louis Bonnin, agriculteur en polyculture-élevage depuis 1995, observe les signes de la présence du renard sur ses terres. Bien qu’il soit difficile à apercevoir, il reste vigilant face à ce prédateur, souvent perçu comme une menace pour les volailles. Classé parmi les animaux nuisibles par la loi sur la chasse de 1844, le renard a subi une forte pression de la part des chasseurs et des agriculteurs au fil des décennies.

Données ou statistiques

Selon l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), environ 600 000 renards seraient légalement abattus chaque année en France par la chasse et le piégeage. D’après des données de l’Office français de la biodiversité, au moins 388 078 renards ont été abattus lors de la saison 2023-2024. En 2026, l’Aspas a engagé une procédure juridique pour déclasser le renard de la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), qui le protège dans 88 départements.

Conséquence directe

La perception du renard commence à changer grâce à des initiatives qui soulignent son rôle dans l’écosystème, notamment en contrôlant les populations de rongeurs. Des agriculteurs comme Michel Pritzy, qui a cofondé le collectif Renard 25, plaident pour la protection de cet animal, arguant qu’il contribue à l’équilibre des campagnes.

Source : Socialter

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