Le rayonnement fossile vient-il de réfuter Mond, l’alternative à la théorie de la matière noire ?
Un groupe de chercheurs a récemment publié des résultats qui semblent contredire la théorie de la dynamique newtonienne modifiée (MOND), une alternative à la matière noire. Ces résultats, issus de données collectées par l’Atacama Cosmology Telescope (ACT), indiquent que MOND est réfutée à un niveau de confiance supérieur à 3 sigma, renforçant ainsi la théorie de la matière noire.
Depuis plusieurs décennies, les astrophysiciens postulent l’existence de particules exotiques, non détectées sur Terre, qui composeraient la matière noire. Cette matière est essentielle pour expliquer les mouvements des étoiles et des galaxies, ainsi que certaines propriétés du rayonnement fossile, la lumière résiduelle du Big Bang.
La théorie MOND, proposée par le physicien israélien Mordehai Milgrom dans les années 1980, suggère que les lois de la gravitation doivent être modifiées à faible accélération, remettant en question le modèle traditionnel de la gravité newtonienne. Toutefois, des analyses récentes basées sur les données du satellite Gaia ont également été interprétées comme des preuves soutenant la théorie de la matière noire.
Les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans Physical Review Letters, ont utilisé l’effet Sunyaev-Zel’dovich, un phénomène cosmologique, pour tester les hypothèses de MOND. Ils ont observé que les mouvements des amas de galaxies ne se comportent pas comme le prédit la théorie MOND, mais plutôt comme attendu dans le cadre de la matière noire.
Ces résultats soulèvent des questions sur la validité de MOND, bien que les chercheurs aient reconnu une subtilité potentielle, l’effet de champ externe (EFE), qui pourrait influencer les résultats. Ils estiment que cet effet est négligeable, mais son impact reste à vérifier.
En conclusion, les nouvelles données renforcent la théorie de la matière noire et confirment les prévisions de la relativité générale d’Einstein à des échelles cosmologiques, marquant une avancée significative dans notre compréhension de l’univers.
Source : Futura Sciences

