Au premier trimestre 2026, la dette publique augmente de 75,6 Md€ par rapport au trimestre précédent et s’établit à 117,5 % du PIB
À la fin du premier trimestre 2026, la dette publique, selon les critères de Maastricht, atteint 3 536,1 milliards d’euros, marquant une augmentation de 75,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent, où elle avait diminué de 23,6 milliards d’euros. En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), la dette s’établit à 117,5 %, en hausse par rapport aux 115,7 % enregistrés au quatrième trimestre 2025. Parallèlement, la trésorerie des administrations publiques a augmenté de 21,3 milliards d’euros, après une baisse de 31,1 milliards d’euros. En conséquence, la dette nette a progressé moins rapidement que la dette brute, avec une hausse de 55,6 milliards d’euros, pour atteindre 109,7 % du PIB, contre 108,5 % au quatrième trimestre 2025.
La dette de l’État et des organismes divers d’administration centrale en hausse
Au premier trimestre 2026, la contribution de l’État à la dette publique a crû de 66,3 milliards d’euros, après une baisse de 22,6 milliards d’euros au trimestre précédent. L’encours des titres négociables à long terme de l’État a augmenté de 58,4 milliards d’euros, tandis que les titres à court terme ont progressé de 7,9 milliards d’euros. L’État a également augmenté sa trésorerie de 28,1 milliards d’euros, ce qui a conduit à une augmentation de sa dette nette de 39,3 milliards d’euros.
La contribution des organismes divers d’administration centrale (Odac) à la dette a également augmenté, bien que de manière marginale, avec une hausse de 0,3 milliard d’euros, après une légère baisse de 0,2 milliard d’euros au trimestre précédent.
Augmentation de la dette des administrations de sécurité sociale
Les administrations de sécurité sociale (Asso) ont vu leur contribution à la dette publique augmenter de 8,2 milliards d’euros, après une diminution de 13,0 milliards d’euros au trimestre précédent. Cette hausse est principalement due à des augmentations de la dette par l’Urssaf Caisse Nationale (+10,8 milliards d’euros) et l’Unedic (+1,2 milliard d’euros). En revanche, la dette de la Cades a diminué de 3,5 milliards d’euros.
Dette des administrations publiques locales en légère hausse
La dette des administrations publiques locales (Apul) a augmenté de 0,8 milliard d’euros au premier trimestre 2026, après une hausse de 12,2 milliards d’euros au trimestre précédent. Cette augmentation résulte d’une hausse des titres à long terme (+2,3 milliards d’euros) et des prêts à court terme (+1,1 milliard d’euros), compensée par une baisse des crédits à long terme et des obligations à court terme.
Valeur des actifs des administrations publiques en baisse
Au premier trimestre 2026, la valeur totale des actions cotées et des titres d’organismes de placement collectif détenus par les administrations publiques a diminué de 3,5 milliards d’euros, s’établissant à 314,7 milliards d’euros. Cette baisse est principalement attribuée aux organismes de sécurité sociale et aux organismes divers d’administration centrale, tandis que la valeur des actifs de l’État a légèrement augmenté.
Source : Comptes nationaux – Insee, DGFiP, Banque de France.

