SKA : Le futur radiotélescope le plus imposant et sensible au monde, avec un début d’exploitation prévu pour 2027
Le Square Kilometre Array (SKA), piloté par une organisation intergouvernementale, est en cours de déploiement en Australie et en Afrique du Sud. Initié dans les années 1990, ce projet ambitieux vise à surpasser les performances de tous les instruments actuels en matière d’astronomie.
Une multitude de récepteurs interconnectés
Actuellement, le radiotélescope le plus puissant est le Five-hundred-meter Aperture Spherical radio Telescope (FAST) en Chine, qui a été inauguré en 2016. Ce dernier est une parabole fixe unique de 500 mètres de diamètre, conçue pour explorer les origines et l’évolution de l’Univers. En revanche, le SKA se distingue par sa conception : il regroupe de nombreux récepteurs interconnectés répartis sur deux continents, sans se limiter à une seule parabole.
Le projet se divise en deux parties : le SKA-Low, situé dans la région de Murchison en Australie, et le SKA-Mid, dans le Karoo en Afrique du Sud. Le SKA-Low observera les basses fréquences (de 50 à 350 MHz) avec 131 072 antennes dipôles regroupées en 512 stations, tandis que le SKA-Mid se concentrera sur les moyennes et hautes fréquences (de 350 MHz à 15 GHz) avec 197 paraboles de 15 mètres de diamètre.
Fonctionnement et objectifs
Le SKA utilise la technique de l’interférométrie à très longue ligne de base (VLBI), permettant de combiner les signaux captés par toutes les antennes pour simuler un télescope géant. Sa résolution d’image devrait dépasser celle du télescope spatial Hubble d’un facteur 50. De plus, le SKA générera un flux de données brutes d’environ un téraoctet par seconde, nécessitant un supercalculateur de classe exaflopique.
Les objectifs du SKA incluent l’étude des « âges sombres » de l’univers, la cartographie de l’hydrogène cosmique, et la détection d’ondes gravitationnelles. Sa sensibilité devrait également lui permettre de détecter des signaux technologiques potentiels d’autres planètes.
Un début d’exploitation en 2027
Le projet SKA, lancé en 1991, a entamé le déploiement des premiers réseaux d’antennes en 2025, avec plusieurs phases de tests prévues. En 2027, un réseau partiel d’antennes commencera à collecter des données exploitables, suivie par une exploitation à pleine puissance en 2029 pour une durée minimale de cinquante ans. Après 2030, la phase 2 du projet (SKA2) pourrait envisager d’étendre le réseau, augmentant potentiellement le nombre total d’antennes.
Conclusion
Le SKA représente une avancée majeure dans le domaine de l’astronomie, promettant de révolutionner notre compréhension de l’Univers. Avec un début d’exploitation prévu pour 2027, son impact sur la recherche scientifique pourrait être considérable.
Source : Square Kilometre Array Observatory (SKAO)
