Le poison du racisme
Le racisme perd du terrain, mais le match n’est pas gagné. Les polémiques autour de l’équipe de France de football lors de la récente Coupe du Monde américaine en sont une triste illustration. Des responsables publics ont exprimé des opinions rétrogrades, notamment une sénatrice paraguayenne qui a comparé Kylian Mbappé à un singe, affirmant qu’il avait « tété des noix de coco » au lieu de « lait maternel ». Un ancien Premier ministre espagnol a également déclaré que les Bleus jouaient « sans Français ».
Ces déclarations traduisent une vision raciste où un homme noir est réduit à un primate, et où un homme noir ne peut pas être considéré comme français. Ce type de racisme, qui était courant dans les années 1980 et n’était pas considéré comme un délit en France avant les années 1970, continue de se manifester sous des formes plus insidieuses en 2026.
Il y a huit ans, Trevor Noah avait provoqué une controverse en déclarant que l’Afrique avait « gagné » la Coupe du Monde après la victoire de l’équipe de France. Cette réduction des joueurs à leur origine ethnique avait suscité une réaction forte, y compris celle de Barack Obama, qui avait souligné que ces joueurs, peu importe leur apparence, étaient Français.
Dans la lutte contre le racisme, il est essentiel de ne rien laisser passer. Le défenseur Lucas Digne, récemment ciblé par des messages racistes sur les réseaux sociaux, a reçu un soutien considérable, y compris du maire de Nice, Éric Ciotti, qui a affirmé que « l’équipe de France et le maillot français n’ont pas de couleur en dehors du drapeau tricolore ». La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a également rappelé que « le racisme ne change pas de nature selon la couleur de celui qu’il vise ». Le combat contre le racisme doit être mené sur tous les fronts, avec une tolérance zéro pour toute forme de discrimination.
Source : Nice Matin.
