Les multiples facettes du protoxyde d’azote : entre vertus thérapeutiques et risques d’abus
Le protoxyde d’azote (N₂O) suscite un intérêt croissant en psychiatrie grâce à ses propriétés thérapeutiques, mais il est également associé à des complications graves et à un potentiel d’abus. Ce constat est partagé par de nombreux acteurs de la santé et de la sécurité, notamment les urgentistes, neurologues, psychiatres et législateurs.
Depuis plusieurs années, les complications liées au mésusage du N₂O augmentent en gravité et en prévalence. Découvert au XVIIIe siècle, ce gaz conserve des indications thérapeutiques, mais son accès facile pose des problèmes d’addiction et des impacts sanitaires préoccupants. En mars 2026, le congrès NoxForum, organisé par le réseau Protoside à Lille, a rassemblé plus de trois cents experts internationaux pour discuter de ces enjeux.
Des études récentes montrent que l’usage récréatif du protoxyde d’azote est en hausse, avec des cas de complications neurologiques et psychologiques de plus en plus fréquents. La nécessité d’une régulation stricte et d’une sensibilisation accrue aux risques associés à son usage est donc cruciale pour protéger la santé publique.
Ce phénomène met en lumière les défis que représente la prise en charge des patients utilisant le N₂O, tant sur le plan médical que social.
Source : Santé Mentale


