Les associations déboutées, le projet d’agrandissement de la carrière de Saint-Colomban peut continuer
Le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de plusieurs associations, dont La Tête dans le Sable (LTDLS) et la Ligue de protection des oiseaux de Loire-Atlantique (LPO 44), visant à suspendre l’autorisation préfectorale d’agrandissement de la carrière de La Grande Garde, à Saint-Colomban (Loire-Atlantique).
Les requérants avaient souligné l’urgence de suspendre l’arrêté du 16 mars 2026, prévoyant que la première phase des travaux, incluant des fouilles archéologiques et des travaux de décapage, devait débuter à la mi-août 2026. Selon eux, ces travaux auraient un impact durable sur les ressources en eau et sur les espèces protégées du site. En revanche, ils affirmaient que la carrière de Saint-Colomban n’était qu’une parmi d’autres appartenant au groupe Heidelberg Materials France Granulats (HMFG), qui exploite environ une centaine de carrières en France.
L’avocate de HMFG, Me Sophia Faddaoui, a défendu la nécessité de cette carrière, soulignant son importance pour la production de matériaux dans la métropole nantaise, notamment pour la construction de logements et les cultures maraîchères. Elle a également précisé que l’impact de l’extension sur la ressource en eau était « très dérisoire » et a critiqué les arguments des opposants comme étant « assez légers ».
Le juge a estimé que, bien que le projet soit d’ampleur et de nature industrielle, aucun des moyens invoqués par les opposants ne soulevait de doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté. Ce dernier s’appuyait sur une mise en compatibilité du Plan local d’urbanisme (PLU) de Saint-Colomban, jugée illégale car non exécutoire au moment de la décision préfectorale.
Le tribunal se penchera à nouveau sur le dossier dans deux ans, suite à une requête d’annulation de la décision introduite par les opposants.
Source : France 3

