Le premier et seul avion-école électrique certifié au monde prend ses quartiers en Auvergne

Le premier et seul avion-école électrique certifié au monde prend ses quartiers en Auvergne

Silencieux, zéro émission à l’usage et branché sur une simple prise électrique, le Velis Electro ressemble à un petit avion de tourisme classique. L’appareil est désormais installé pour trois mois à l’aéroport Clermont-Ferrand Auvergne (Puy-de-Dôme). Construit par le fabricant slovène Pipistrel, il est présenté comme « le premier et seul avion 100 % électrique certifié au monde » par le constructeur.

Pour Clermont-Ferrand, cette initiative va au-delà d’une simple démonstration technologique. Elle vise à évaluer les bénéfices d’une aviation plus propre et discrète. « Le but est de montrer aux riverains qu’un avion d’école peut fonctionner sans générer de nuisances sonores », explique la porte-parole de l’aéroport. Les avions d’apprentissage, souvent en vol le week-end, sont traditionnellement source de bruit. Avec cet appareil, la situation pourrait changer.

« Pas de nuisances, ça change complètement la donne »

Destiné principalement à la formation des pilotes, le Velis Electro est certifié pour une heure de vol, mais en pratique, il ne dispose que d’environ trente minutes d’autonomie opérationnelle. Cette capacité est insuffisante pour des vols commerciaux, mais adéquate pour les exercices d’école. « Pour apprendre à piloter, l’essentiel est de décoller, atterrir et enchaîner les tours de piste. Pour cela, le Velis Electro est parfait », souligne la porte-parole.

L’appareil a une envergure de 10,71 m et une longueur de 6 m, pouvant accueillir deux personnes à bord : l’élève et son instructeur.

Au-delà de l’avion, Clermont-Ferrand teste également l’infrastructure nécessaire à l’aviation électrique. Deux solutions de recharge existent actuellement : la première consiste à brancher l’avion sur une prise classique, nécessitant plus de six heures pour une charge complète. La seconde repose sur une borne rapide, installée par l’entreprise clermontoise NSE, qui réduit le temps de recharge à environ une heure.

L’arrivée du Velis Electro constitue ainsi un laboratoire à ciel ouvert pour l’aviation de demain. Ce test grandeur nature permettra aux élus, industriels et aéroclubs de mer les gains en matière de bruit, d’exploitation et de transition énergétique.

Bien que l’avion électrique ne soit pas encore prêt à remplacer les appareils de voyage, il pourrait transformer le secteur de la formation. Clermont-Ferrand pourrait ainsi être le point de départ d’une révolution dans l’aviation.

Source : Le Parisien

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