Le Port de Québec mènera sa propre étude environnementale pour le projet de terminal de conteneurs
L’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) a décidé de confier l’étude environnementale du projet de terminal de conteneurs de QSL au Port de Québec. Cette décision a été annoncée par le président de l’AEIC, Terence Hubbard, qui a précisé qu’il ne désignait pas le projet en vertu de l’article 9 de la Loi sur l’évaluation d’impact (LEI).
En mai, la Table citoyenne Littoral Est, accompagnée de conseils de quartier, avait sollicité l’AEIC pour mener cette étude, faisant référence à l’article 9 de la LEI. Selon Hubbard, d’autres moyens existent pour réaliser l’évaluation d’impact environnemental, notamment à travers l’article 82 de la même loi, qui impose une obligation législative à l’Administration portuaire de Québec, en raison de l’aide financière fédérale de 23 millions de dollars déjà accordée au projet.
Le projet de terminal de QSL prévoit le réaménagement de certains terrains du port pour traiter jusqu’à 250 000 conteneurs par an. La législation fédérale, comprenant la Loi sur les pêches et la Loi sur les espèces en péril, permet également la réalisation d’une étude environnementale.
Cependant, des groupes citoyens soulèvent des préoccupations quant à un potentiel conflit d’intérêts, l’Administration portuaire de Québec ayant déjà manifesté son intérêt pour le projet. Ils estiment qu’il est inapproprié qu’une partie prenante de l’industrie maritime soit responsable de l’évaluation. Daniel Guay, porte-parole de la Table citoyenne du Littoral-Est, a exprimé sa déception face à cette décision.
L’Administration portuaire de Québec a affirmé qu’elle prend acte de la décision de l’AEIC et qu’elle précisera dans les semaines à venir les paramètres de ce processus, y compris l’échéancier et les modalités de participation du public et des parties prenantes. Ce projet a été désigné comme terminal de conteneurs international par le gouvernement Carney en mai, permettant à QSL de déposer son projet à l’Administration portuaire après plus de deux ans de démarches.
Source : Radio-Canada



