Le plan de sauvetage du SEAE de Kallas
Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, s’engage à défendre le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) face à des propositions d’intégration au sein de la Commission européenne. Lors d’une réunion avec le personnel, elle a exposé ses arguments pour maintenir un service diplomatique autonome, soulignant l’importance d’un réseau européen de 145 délégations.
Kallas et sa nouvelle secrétaire générale, Kajsa Ollongren, doivent convaincre les 27 États membres que le SEAE, qui compte 5 000 agents, est une option plus économique et cohérente que de réduire ses capacités. Ollongren a déjà commencé une tournée des capitales pour présenter cette position, affirmant que le maintien du SEAE éviterait les doublons entre les services diplomatiques nationaux.
Kallas a également critiqué un projet allemand visant à intégrer le SEAE dans la Commission, arguant que cela irait à l’encontre des économies que les États membres cherchent à réaliser. Elle a insisté sur le fait que le SEAE est essentiel pour une Europe confrontée à des défis géopolitiques croissants, notamment les tensions avec les États-Unis, la Chine et la Russie.
Les discussions actuelles sur le budget à long terme de l’UE pourraient renforcer les arguments en faveur du SEAE, tandis qu’une intégration au sein de la Commission risquerait d’affaiblir la position de l’Union sur la scène mondiale.
Source : Euractiv

