Comment un “plafond de mère” pèse sur la carrière des femmes, avec ou sans enfant
La question de la pénalité maternelle, souvent désignée comme le “plafond de mère”, est au cœur des préoccupations sur l’égalité professionnelle. Malgré des réussites scolaires marquées, où 85 % des filles obtiennent leur baccalauréat contre 75 % des garçons, les femmes se heurtent à des obstacles invisibles dans leur avancement professionnel.
Le Haut Conseil à l’égalité (HCE) a récemment publié un rapport intitulé « Du plancher collant au plafond de mère », soulignant que la maternité est perçue comme un risque par les employeurs, ce qui impacte négativement les carrières des femmes. Selon Bérangère Couillard, présidente du HCE, « devenir mère ne rend pas moins compétente, moins ambitieuse, ni moins disponible ». Néanmoins, la société continue de faire reposer sur les femmes le coût de la parentalité.
Au niveau international, la pénalité maternelle est bien documentée, mais elle reste mal connue en France. Ce phénomène commence dès la jeunesse des femmes, affectant leur parcours professionnel bien avant même qu’elles ne deviennent mères.
En 2020, une étude de l’INSEE a révélé que les mères de jeunes enfants gagnent en moyenne 15 % de moins que leurs homologues sans enfants. Ce chiffre met en lumière l’impact économique direct de la maternité sur la carrière des femmes, exacerbant ainsi les inégalités de genre sur le marché du travail.
La persistance de cette inégalité professionnelle souligne la nécessité d’une prise de conscience collective et de mes politiques pour soutenir l’égalité des chances entre hommes et femmes, indépendamment de leur statut parental.
Source : Haut Conseil à l’égalité (HCE), INSEE

