Le Pentagone va investir 400 millions de dollars dans une mine australienne de terres rares
Le Pentagone a annoncé un prêt de 400 millions de dollars (346 millions d’euros) pour la construction d’une mine de scandium en Australie, selon un communiqué de l’entreprise locale Sunrise Energy Metals. Cet engagement, soumis à l’approbation du ministère de la Défense américain, vise à établir la première mine primaire au monde pour l’extraction de cette terre rare directement de sa roche d’origine.
Le scandium est un élément essentiel dans divers secteurs, notamment l’industrie de la défense, l’aviation et les centres de données. Historiquement, il est souvent obtenu comme sous-produit d’autres activités minières. Robert Friedland, président de Sunrise, a déclaré : « Nous avons pour objectif de faire de Syerston un pilier de l’approvisionnement de l’Occident en scandium », en référence à ce projet situé à Fifield, dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud, qui possède l’une des plus fortes concentrations de scandium au monde.
Briser le monopole de Pékin
Actuellement, la Chine détient un quasi-monopole sur la production et le raffinage des terres rares, y compris le scandium. De plus, des restrictions sur les exportations de cette ressource pour des applications liées à la défense sont prévues pour 2025, incitant les États-Unis à diversifier leurs sources d’approvisionnement.
En octobre, le président américain avait signé un accord avec le Premier ministre australien Anthony Albanese pour réduire la dépendance aux minerais chinois, chaque pays s’engageant à investir un milliard de dollars dans des projets similaires.
L’Europe cherche aussi une alternative à la Chine
Les États-Unis ne sont pas seuls dans leur quête d’alternatives aux minerais chinois. En juin, lors d’une réunion à Évian, les dirigeants du G7 ont adopté un texte sur les minerais critiques, suite aux restrictions chinoises sur certains matériaux qui ont affecté des secteurs comme l’énergie, la défense et la technologie.
L’Union européenne a également enregistré son plus important déficit commercial avec la Chine l’année dernière, atteignant plus de 360 milliards d’euros, ce qui souligne l’importance de sécuriser les chaînes d’approvisionnement.
Source : Sunrise Energy Metals, communiqué officiel.



