Data centers : des mes radicales pour minimiser leur impact écologique
Un pays voisin a récemment annoncé des mes strictes pour réguler l’impact environnemental des data centers. Jusqu’à présent, ces infrastructures pouvaient revendiquer une consommation d’énergie 100 % renouvelable en achetant, sur l’ensemble de l’année, une quantité équivalente d’énergie verte à leur consommation. Cependant, cette approche a souvent permis à ces installations de fonctionner avec des sources d’énergie non renouvelables, telles que le gaz ou le charbon, notamment durant les périodes de forte demande.
Désormais, la réglementation stipule qu’à chaque heure de fonctionnement, au moins 80 % de l’électricité consommée doit provenir de sources renouvelables produites durant la même période. Cette nouvelle exigence vise à garantir une véritable transition énergétique, en s’assurant que les data centers contribuent réellement à la réduction des émissions de carbone.
Une telle me s’inscrit dans un contexte où la consommation énergétique des data centers continue d’augmenter, alimentée par la numérisation croissante des services et l’essor du cloud computing. En France, par exemple, la consommation d’électricité des data centers a été estimée à environ 2 % de la consommation totale d’électricité en 2022, selon des données de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).
Les conséquences de cette réglementation pourraient entraîner une transformation des pratiques au sein de l’industrie, poussant les opérateurs à investir davantage dans des solutions énergétiques durables et à repenser leur modèle opérationnel pour répondre aux exigences écologiques croissantes.
Source : ADEME

