Le Parti socialiste présente un contre-budget à l’Assemblée nationale pour 2027.

Le Parti socialiste propose un contre-budget pour 2027 à l'Assemblée nationale

Le Parti socialiste propose un contre-budget pour 2027 à l’Assemblée nationale

Les députés socialistes ont présenté un ensemble de mes fiscales et sociales, visant à générer 39,5 milliards d’euros de recettes nouvelles pour soutenir le pouvoir d’achat et la justice sociale. Cette initiative intervient alors que le gouvernement doit soumettre son propre projet de budget en Conseil des ministres le 1er octobre, avec l’objectif de réaliser 30 milliards d’euros d’économies dans un climat politique tendu.

Un plan de financement ambitieux

Les propositions du Parti socialiste (PS) incluent 39,5 milliards d’euros de nouvelles recettes, dont 11 milliards seraient alloués au soutien à la croissance. L’accent est mis sur l’augmentation significative du pouvoir d’achat des travailleurs des classes populaires, avec 22 milliards d’euros de nouvelles dépenses, et 17,5 milliards d’euros d’économies.

Parmi les principales mes, le PS envisage d’augmenter le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) à 1 700 euros nets par mois, contre 1 477 euros actuellement. Il propose également l’ouverture d’une conférence sociale pour discuter de l’augmentation des salaires. Une contribution sociale généralisée (CSG) « progressive » est également prévue : pour un salarié ou un couple au SMIC, le taux de CSG pourrait passer de 9,2 % à 0,85 %, entraînant un gain estimé de 125 euros nets par mois pour un célibataire sans enfant au SMIC, et de 230 euros nets pour un couple avec un enfant, tous deux rémunérés au SMIC.

Face aux enjeux climatiques, le PS souhaite doubler le budget de la Sécurité civile, le portant à un milliard d’euros, et créer un fonds de sécurité dédié au changement climatique doté de 5 milliards d’euros. Pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes, les socialistes prévoient un financement de 3 milliards d’euros pour une loi intégrale à examiner prochainement par l’Assemblée nationale.

En matière de recettes, le PS réintroduit la taxe Zucman, qui impose un impôt minimum de 2 % pour les contribuables possédant plus de 100 millions d’euros de patrimoine. Cette taxe avait été écartée par le gouvernement et rejetée par le Parlement en 2025. Les députés socialistes proposent également une CSG sur les héritages très élevés, estimant qu’elle rapporterait 10 milliards d’euros, ainsi qu’une taxe sur les géants du numérique qui pourrait générer 10 milliards d’euros supplémentaires.

Le PS prévoit également 12,1 milliards d’euros d’économies en réformant les niches fiscales et 5,5 milliards d’euros en améliorant la lutte contre la fraude.

Un contexte politique sous tension

La présentation de ce contre-budget se déroule dans un climat politique marqué par la suspension du député de l’Eure, Philippe Brun, exclu de la primaire de l’espace social-démocrate après des accusations de violences. Lors des universités d’été du PS à Blois, le premier secrétaire Olivier Faure avait évoqué la nécessité de la « cen ». En janvier, le gouvernement avait réussi à adopter un budget sans être renversé, grâce à un pacte de non-cen avec le PS, après avoir eu recours à une loi spéciale.

(Source : Le Parti socialiste)

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