Le Parti québécois vise l’équilibre budgétaire dès 2028-2029
Le Parti québécois (PQ) a présenté son cadre financier mardi, à l’approche du premier débat électoral. Le parti, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, projette d’atteindre l’équilibre budgétaire dès 2028-2029, soit un an avant l’échéance légale, en s’appuyant sur l’augmentation des transferts fédéraux et une provision pour éventualité.
Dans ce document de dix pages, le PQ estime qu’il pourrait réaliser un surplus de 49 millions de dollars pour l’année 2028-2029, après avoir alimenté le Fonds des générations. La principale me envisagée pour atteindre cet objectif est une réduction des dépenses bureaucratiques de 6,3 milliards de dollars sur cinq ans. Le parti a également promis de diminuer de 2,5 % la masse salariale de l’État, des coupes qui se feront par attrition et gels d’embauche, tout en assurant que les services publics ne seront pas affectés.
Le PQ prévoit d’éliminer les « écarts à résorber » laissés par la Coalition avenir Québec (CAQ), mais cette démarche ne sera pas achevée avant cinq ans. Même si le retour à l’équilibre budgétaire est prévu pour 2028-2029, il restera 1,85 milliard de dollars de compressions budgétaires encore à identifier.
Nicolas Marceau, candidat dans Marie-Victorin et ancien ministre des Finances, a déclaré que « deux tiers du problème » avaient déjà été résolus, faisant référence aux 6 milliards d’écarts que la CAQ avait prévus. Marceau a mis en avant l’approche responsable du PQ, notant que 6,5 milliards de dollars sont prévus en nouvelles dépenses, dont 2,7 milliards n’ont pas encore été annoncés.
Comparativement à ses adversaires, le PQ se présente comme le moins dépensier. La CAQ a estimé ses engagements à 9,7 milliards de dollars sur cinq ans, tandis que le Parti libéral du Québec (PLQ) chiffre les siens à 11,9 milliards.
En parallèle, le PQ s’attend à une hausse des transferts fédéraux, espérant 950 millions de dollars dès 2027-2028, puis 1,19 milliard, 1,04 milliard et 1,18 milliard pour les exercices suivants. Au total, cette augmentation pourrait atteindre 4,36 milliards sur cinq ans.
Le PQ prévoit également de réduire les enveloppes pour la provision pour éventualités, ne prévoyant qu’un milliard par an sur cinq ans, au lieu des 2 milliards prévus dans le rapport préélectoral 2026. Cette stratégie vise à répondre aux enjeux économiques actuels, notamment le conflit commercial avec les États-Unis.
Enfin, le PQ anticipe que les réductions d’impôts pour les entreprises, de 11,5 % à 9,5 %, financées par une diminution du Fonds de développement économique, pourraient engendrer une augmentation des revenus de 1,4 milliard de dollars pour l’État.
Source : Radio-Canada.

