Le Parlement a définitivement adopté le projet de loi « Ripost » dans la nuit du 21 au 22 juillet, visant à renforcer la lutte contre les troubles à l’ordre public. Ce texte, porté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, cible notamment l’usage détourné du protoxyde d’azote, les rodéos urbains et les free parties. Lors de ce vote final, le projet a été approuvé par 351 voix contre 179. Les députés du gouvernement et ceux du Rassemblement national ont voté en faveur, tandis que les élus de gauche se sont opposés au texte. Laurent Nuñez a déclaré que cette loi reflète « le choix de l’intransigeance avec la délinquance », tout en affirmant qu’elle ne porte pas atteinte aux libertés publiques ni à l’État de droit. Le projet de loi introduit plusieurs mes, dont l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote aux particuliers et la création de délits pour l’organisation et la participation à des free parties. Les peines pour les rodéos urbains seront également alourdies. Le ministre a souligné que ces mes visent à éradiquer le sentiment d’impunité et à restaurer la confiance des citoyens envers les forces de l’ordre. Cependant, des critiques ont émergé, notamment de la députée Andrée Taurinya (La France insoumise), qui a dénoncé des dispositions jugées inspirées par le Rassemblement national et susceptibles de cibler des populations spécifiques. Le député Michaël Taverne (Rassemblement national) a quant à lui critiqué la « gauche laxiste » et le gouvernement, qualifiant le texte de « fourre-tout ». Une me visant à renforcer les interdictions administratives de stade a été supprimée, une décision regrettée par Laurent Nuñez, qui a souligné la nécessité de lutter contre les comportements homophobes et racistes dans les stades. Par ailleurs, la proposition d’expérimenter la vidéosurveillance algorithmique dans les commerces n’a pas été retenue. Le projet de loi doit encore passer par le Conseil constitutionnel avant sa promulgation. (Source : LCP)
