Le Parlement adopte définitivement le projet de loi d’urgence agricole, la ministre de la Transition écologique devrait démissionner

Le Parlement adopte définitivement le projet de loi d’urgence agricole, la ministre de la Transition écologique devrait démissionner

Le Sénat a définitivement adopté, ce mardi 21 juillet, le projet de loi d’urgence agricole, un texte controversé qui réintroduit deux pesticides interdits pour soutenir certaines filières en difficulté. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qui s’est opposée à cette réintroduction, devrait démissionner lors du prochain Conseil des ministres.

Cette loi, qualifiée par certains de « passage en force du gouvernement », a suscité de vives tensions au sein de la majorité. Le groupe Union centriste, majoritaire au Sénat, avait exprimé son soutien au texte après un passage en commission mixte paritaire. Toutefois, la loi, adoptée la veille à l’Assemblée nationale, a provoqué une levée de boucliers, y compris au sein du camp présidentiel.

Le projet de loi aborde divers sujets, tels que la souveraineté alimentaire, la gestion de l’eau et l’élevage, à travers près de 70 articles. Cependant, une me en particulier a cristallisé les débats : celle qui permet à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) de réintroduire, sous conditions, deux pesticides interdits en France mais autorisés dans l’Union européenne, à savoir l’acétamipride et le flupyradifurone.

Les divisions au sein de l’exécutif se sont également manifestées, illustrées par des altercations dans l’hémicycle. Un an après la forte mobilisation citoyenne contre la loi Duplomb, qui prévoyait le retour de l’acétamipride avant d’être censurée par le Conseil constitutionnel, la résurgence de cette option soulève de nombreuses controverses. Des députés du camp gouvernemental ont proposé de retirer cette me par amendement, proposition que le gouvernement a rejetée.

Les ONG environnementales, comme Greenpeace, ont exprimé leur désapprobation, affirmant que ce vote piétine la science, la santé et la volonté citoyenne. À l’inverse, la FNSEA a salué cette adoption comme un « tournant majeur » pour l’agriculture française, affirmant que l’accès à ces pesticides permettra d’attendre sereinement l’arrivée de solutions alternatives.

Source : BFMTV

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