Le Népal se dit « parmi les principales victimes du changement climatique » après une coulée de boue meurtrière
La catastrophe survenue mercredi près de la frontière de haute altitude entre la Chine et le Népal a été provoquée par l’effondrement d’un glacier, selon des experts. Ce drame a conduit le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, à mettre en garde contre la menace croissante du changement climatique dans l’Himalaya, après des inondations dévastatrices ayant fait des centaines de morts.
« Le Népal émet moins de 0,01 % des gaz à effet de serre, mais nous, le peuple népalais, sommes parmi les principales victimes du changement climatique », a déclaré Khanal. Il a appelé la communauté internationale à s’unir pour préserver l’écosystème himalayen.
L’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) a confirmé que la catastrophe a été causée par l’effondrement d’un glacier, entraînant un torrent de débris en aval. Le bilan humain est tragique, avec près de 3.000 disparus et 633 morts confirmés. Bien que la cause exacte de l’effondrement ne soit pas clairement établie, le changement climatique entraîne la fonte des glaciers à l’échelle mondiale, augmentant les risques de telles catastrophes.
Les glaciers de l’Himalaya, qui fournissent de l’eau vitale à près de deux milliards de personnes, fondent plus rapidement sous l’effet du réchauffement climatique, exposant les populations à des catastrophes. Cette fonte peut également déstabiliser les versants montagneux, augmentant les risques de glissements de terrain et d’autres dangers.
Khanal a également indiqué s’être entretenu par téléphone avec son homologue chinois, Wang Yi, et avoir convenu de renforcer le partage de « données hydrologiques en temps réel ». Dans un communiqué, Wang Yi a affirmé que Pékin avait partagé des informations cruciales avec le Népal, y compris des images de la zone sinistrée et des alertes précoces concernant les lacs de barrage en amont.
Khanal a souligné la nécessité pour le Népal d’intensifier ses recherches afin de mieux comprendre l’évolution de l’écosystème himalayen et les risques qu’il engendre pour le pays et ses voisins, notamment la Chine.
Source : BFM TV

