Le mois de juin 2026 a-t-il été le plus froid jamais enregistré dans l’océan Arctique ?

Le mois de juin 2026 a-t-il été le plus froid jamais enregistré dans l’océan Arctique ?

Le mois de juin 2026 a été déclaré comme le plus froid jamais enregistré au nord du 80e parallèle, selon les données de l’Institut météorologique danois (DMI). Les températures dans cette région, souvent désignée comme le Haut-Arctique, ont atteint une moyenne de -2,2 degrés Celsius, soit environ deux degrés en dessous de la valeur de référence pour ce mois.

Cependant, cette affirmation est à nuancer. Florent Domine, climatologue au CNRS, souligne que les données doivent être prises « avec des pincettes ». Dans des zones aussi vastes et difficiles d’accès, les instruments de me fiables sont rares, ce qui pousse les scientifiques à utiliser des modèles météorologiques pour estimer les températures.

Les données du DMI proviennent de l’Integrated Forecasting System (IFS) du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), un modèle prédictif qui évalue les propriétés futures de l’atmosphère. En revanche, pour analyser les conditions passées, les climatologues se réfèrent au modèle ERA, qui offre des estimations plus fiables des propriétés atmosphériques.

Les Surligneurs, en utilisant les données du modèle ERA, ont établi que la température moyenne pour juin 2026 était de -0,645 degrés Celsius, plaçant ce mois à la huitième position des mois de juin les plus froids depuis 1958, derrière des années comme 1966 et 1974.

Cette disparité entre les modèles souligne le défi de la collecte de données dans l’Arctique. Martin Stendel, chercheur au DMI, explique que l’absence de données directes au cœur de la région nécessite d’extrapoler les mes, ce qui peut entraîner des différences significatives entre les estimations.

Florent Domine rappelle que l’analyse d’un mois spécifique n’a pas de représentativité statistique à l’échelle mondiale. Les modèles climatiques prévoient que les records de froid deviendront de plus en plus rares, tandis que les records de chaleur seront plus fréquents.

En somme, bien que juin 2026 ait été un mois froid, cela ne constitue pas une anomalie significative dans le contexte du réchauffement climatique observé dans l’Arctique, qui se réchauffe jusqu’à quatre fois plus rapidement que le reste de la planète.

Source : Institut météorologique danois (DMI).

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