The brain’s internal ruler | MIT News

Les neurones du tronc cérébral des souris ment la distance des objets

Des chercheurs du MIT ont découvert comment les neurones du tronc cérébral d’une souris utilisent les signaux de ses vibrisses sensibles au toucher pour estimer la distance des objets par rapport à son visage. Cette étude, dirigée par la professeure Fan Wang, a été publiée le 25 juin dans la revue Neuron.

Les chercheurs ont identifié un circuit cérébral qui fait partie du système de cartographie égo-centrique de l’espace, essentiel pour comprendre la position des objets par rapport à son propre corps. Ce circuit est crucial pour naviguer dans l’espace péripersonnel, où les interactions avec l’environnement se produisent.

Les vibrisses des souris, qui agissent comme des règles intégrées, permettent de relayer des sensations mécaniques au cerveau. Les neurones sensoriels à la base des vibrisses s’activent davantage lorsque celles-ci se plient près du visage, fournissant des informations sur la proximité des objets.

Pour déterminer si le cerveau utilise ces signaux pour créer une représentation interne précise des distances, l’équipe a observé l’activité neuronale dans une région de traitement sensoriel du tronc cérébral alors que les souris exploraient leur environnement. Ils ont constaté que certains neurones étaient sensibles à la distance des objets, tandis que d’autres répondaient à des distances spécifiques.

Une découverte clé a montré que l’activité neuronale atteignait un pic lorsque le mur était à 23 millimètres du visage, correspondant à la longueur des vibrisses les plus longues. Ces neurones, en représentant des distances spécifiques, fonctionnent comme des marques sur une règle.

L’équipe a également démontré que le cerveau calcule les distances en comparant les entrées de différents neurones sensoriels, ce qui permet de créer une carte unifiée des distances. Wang souligne que malgré leur importance, les représentations corporelles de l’espace ont été peu étudiées par les neuroscientifiques, qui se concentrent davantage sur les repères externes.

Cette recherche a été soutenue par des subventions des National Institutes of Health.

Source : MIT News

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *