Le ministre de l’Éducation nationale rappelle que le stage de seconde doit rester un stage d’observation
Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a réaffirmé que le stage de deux semaines en milieu professionnel, que les élèves de seconde entament ce lundi, doit rester un stage « d’observation ». Cette déclaration fait suite à des accidents mortels survenus récemment, impliquant des lycéens en stage. « J’ai écrit à tous les chefs d’établissement de France pour leur demander d’avoir une action de sensibilisation pour leurs élèves sur le fait qu’ils ne devaient en aucun cas s’exposer à quelque danger que ce soit », a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Paris.
Le ministre a précisé qu’un document a été remis aux élèves pour qu’ils le transmettent à leur maître de stage, rappelant les consignes de base de sécurité. « Le principal enjeu, c’est qu’un stage d’observation reste bien d’observation », a-t-il insisté.
En avril, un élève de 15 ans d’un lycée professionnel dans le Gard a tragiquement perdu la vie, écrasé par un chariot élévateur sur son lieu de stage dans une entreprise de BTP. En réponse à cet incident, le gouvernement a lancé une mission flash visant à « renforcer les conditions de sécurité » pour les stagiaires de troisième et de seconde, bien que les conclusions de cette mission ne soient pas encore disponibles. Mustafa Ozcelik, vice-président de la fédération de parents d’élèves FCPE, a souligné l’inquiétude croissante des parents, notant qu’au moins six élèves mineurs sont décédés en stage ou en formation depuis 2025.
Arnaud Darthenay, père d’un lycéen de 16 ans décédé lors d’un stage à Saint-Lô en 2025, a exprimé son indignation, déclarant que « les entreprises ne sont pas des garderies » et que l’envoi d’enfants sans préparation adéquate de l’Éducation nationale est « inadmissible ». Ce dernier a également soutenu une proposition de loi visant à supprimer ce stage, récemment déposée par le député LFI Paul Vannier.
Depuis juin 2024, 550 000 lycéens de seconde générale et technologique sont tenus de réaliser un stage obligatoire, une initiative lancée par Gabriel Attal pour « mener une reconquête du mois de juin ». Selon le ministère, en 2025, « entre 90 et 95% » des adolescents ont participé à ce stage, mais plusieurs syndicats réclament sa suppression ou son optionnalité pour des raisons pédagogiques et de moyens.
Source : Franceinfo
