Le métier d’influenceuse : entre passion et précarité
Le métier d’influenceuse sur les réseaux sociaux attire, mais derrière la passion se cachent un travail intense et un risque de précarité. Axelle Picard, influenceuse, partage son quotidien entre passion, travail acharné et revenus fluctuants.
Axelle Picard est influenceuse. Son activité principale consiste à partager son quotidien sur les réseaux sociaux tout en établissant des partenariats avec des marques, ainsi qu’en promouvant des restaurants et des hôtels. « C’est un métier passion, j’ai toujours aimé créer du contenu, faire du montage, parler face caméra », déclare-t-elle. Elle travaille en duo avec sa compagne Chloé, et ensemble, elles consacrent environ 70 heures par semaine à leur activité. Cette connexion permanente, parfois à distance, est essentielle dans leur métier.
Leur modèle économique repose sur des partenariats : environ 70 % de leurs revenus proviennent de publications sponsorisées, tandis que les 30 % restants sont générés par des services de communication pour certaines marques. Chacune d’elles peut gagner entre 1 500 et 4 000 euros par mois.
Pour Rosanna Zerbib, fleuriste à Montpellier, les réseaux sociaux sont un outil de visibilité, mais elle ne fait ni partenariat ni placement de produit, malgré ses 17 000 abonnés sur Instagram. Son compte est dédié à sa passion pour les fleurs. « Cela a pris un peu d’ampleur et je me suis rendu compte que cela fonctionnait pour me faire connaître », explique-t-elle. Bien que cela ne soit pas directement rémunérateur, cela lui permet d’attirer des clients en magasin.
Si l’influence peut représenter une source de revenus, Axelle et Rosanna sont conscientes que ce métier peut également être éphémère, soulignant ainsi l’incertitude qui entoure cette profession en pleine expansion.
Écrit avec Thomas Cardoze.
