À la frontière avec Ceuta, le Maroc déploie un arsenal policier inédit
Depuis le début de la semaine, les provinces marocaines entourant l’enclave espagnole de Ceuta sont soumises à un dispositif policier renforcé. Les autorités locales, craignant une nouvelle « vague » de migrants, ont intensifié leur présence sur le terrain, comme l’indiquent des témoignages recueillis sur place.
À Fnideq, petite ville frontalière, la tension est palpable. Les rues, généralement animées, sont presque désertes. Les forces de l’ordre, en fourgonnettes, circulent sans relâche, témoignant d’une situation préoccupante. Un gérant de boulangerie, inquiet pour son commerce, évoque la disparition récente de deux de ses employés lors d’une précédente vague migratoire, les 30 et 31 juillet. L’incertitude plane sur leur sort : sont-ils à Ceuta, revenus au Maroc, ou pire encore ?
Cette montée en tension est alimentée par des rumeurs sur les réseaux sociaux, incitant des migrants à tenter la traversée. Le climat d’angoisse se ressent dans les échanges avec les résidents, qui se questionnent sur l’avenir de leur quotidien dans cette région stratégique.
Aucune donnée officielle récente n’est disponible concernant le flux migratoire, mais la situation à la frontière reste sous haute surveillance. Les autorités marocaines, conscientes des enjeux humanitaires et sécuritaires, poursuivent leurs efforts pour contenir cette dynamique migratoire.
Source : Observations sur le terrain.



