Le lobby bancaire conteste le relèvement du plafond du livret A face au réchauffement climatique.

Adaptation au réchauffement climatique : le lobby bancaire s’oppose au relèvement du plafond du livret A

Adaptation au réchauffement climatique : le lobby bancaire s’oppose au relèvement du plafond du livret A

La Fédération française bancaire (FBF) a exprimé, le 4 septembre, son opposition au relèvement du plafond du livret A, une proposition avancée par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Cette me vise à financer l’adaptation au changement climatique, alors que la France a enregistré, en 2026, son été le plus chaud jamais observé.

La FBF affirme que « relever le plafond du livret A reviendrait à accroître une dépense publique au bénéfice des détenteurs de livret A les plus aisés et au détriment de ceux qui investissent pour la transition ».

Parmi les pistes pour accélérer la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique, la ministre a proposé d’augmenter le plafond du livret A de 23 000 à 30 000 euros. La FBF critique cette me, soulignant qu’elle « immobiliserait davantage d’épargne dans des placements liquides et garantis plutôt que dans des placements de long terme dont les entreprises ont besoin ». Le lobby bancaire insiste sur la nécessité de créer des conditions économiques favorables pour inciter les entreprises, les ménages et les collectivités à investir davantage dans la transition.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a chargé Monique Barbut de lui soumettre des mes pour « accélérer » la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique, avec des conclusions attendues d’ici fin septembre.

Relever le plafond du livret A pourrait, selon la ministre, dégager des marges de financement supplémentaires pour permettre à la Caisse des dépôts d’accorder des prêts de long terme destinés à financer l’adaptation au changement climatique. Bien que cette proposition ait été favorablement accueillie par la Caisse des Dépôts, elle n’a pas encore été arbitrée par Matignon ni approuvée par Bercy.

Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne, a noté que ce relèvement pourrait générer jusqu’à 10 milliards d’euros d’encours supplémentaires, mais a également averti que cela ne garantirait pas nécessairement une augmentation de l’investissement, évoquant un potentiel « manque à gagner fiscal » et des « surcoûts » pour les banques.

Source : La Croix

Source