Le Japon adopte une réforme de la succession impériale, excluant la possibilité d'une femme empereur

Le Japon adopte une réforme de la succession impériale sans inclure de femmes empereurs

Le parlement japonais a adopté vendredi une révision de la loi sur la succession impériale, maintenant l’impossibilité pour une femme de devenir empereur, malgré un large soutien du public pour une telle modification. Selon un sondage de l’Asahi publié en mai, 72 % des Japonais se prononcent en faveur d’un changement des règles pour permettre aux femmes d’accéder au trône.

L’avenir de la maison impériale repose actuellement sur le prince Hisahito, neveu de 19 ans de l’empereur Naruhito, âgé de 66 ans. Si le prince Hisahito, qui vient de terminer ses études secondaires et se consacre à des études en biologie, n’a pas de fils, la lignée impériale pourrait s’éteindre.

Le texte, adopté à une large majorité par la Chambre haute, permet le retour dans la famille impériale, par adoption, de parents masculins éloignés âgés de plus de 15 ans, à condition qu’ils soient célibataires. De plus, il autorise les femmes à conserver leur statut royal après avoir épousé un roturier, une disposition déjà en vigueur pour les hommes.

La loi sur la maison impériale, en vigueur depuis 1947, exclut de facto la princesse Aiko, 24 ans, fille de Naruhito, ainsi que les deux sœurs du prince Hisahito de toute possibilité de devenir empereur. Cette législation a été adoptée après des négociations au sein du parti conservateur au pouvoir, dirigé par Sanae Takaichi, première femme premier ministre du Japon, qui s’oppose à la succession féminine.

Seiichiro Murakami, un membre vétéran du Parti libéral-démocrate, a qualifié d’« scandaleux » le fait d’écarter la possibilité pour la princesse Aiko de devenir empereur.

Asahiro Kuni, ancien membre de la famille impériale, a exprimé des doutes quant à l’adoption de parents éloignés, conseillant à ses petits-enfants de refuser une telle proposition. Il a souligné les difficultés de la vie au sein de la famille impériale, affirmant que ceux qui souhaiteraient rejoindre cette institution pourraient ne pas être conscients des défis associés.

Le quotidien Yomiuri, habituellement en faveur du Parti libéral-démocrate, a également critiqué le gouvernement dans un récent éditorial.

Source : Asahi

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