Il n’y a plus qu’un seul groupe de presse en Belgique francophone : “Un moindre mal” ?

Il n’y a plus qu’un seul groupe de presse en Belgique francophone : “Un moindre mal” ?

L’Autorité belge de la concurrence (ABC) a récemment validé, le 3 juillet, la fusion des groupes de presse Rossel et IPM, entraînant la création d’un unique groupe de presse en Belgique francophone. Cette intégration, qui doit entrer en vigueur à l’automne, est perçue par certains comme une situation typique des régimes autocratiques, selon le quotidien flamand De Tijd. Avec cette fusion, la nouvelle entité détiendra 94 % du marché de la presse écrite, un monopole sans précédent dans le pays.

Les groupes concernés, Rossel et IPM, sont associés aux deux principaux journaux francophones : Le Soir pour Rossel et La Libre Belgique pour IPM, ainsi qu’à de nombreux autres titres tels que L’Avenir, DH-Les Sports, Sudinfo et Moustique.

Cette fusion, qualifiée de “monstre”, s’inscrit dans un contexte de difficultés structurelles pour la presse écrite, aggravées par la domination des géants technologiques comme Google et Meta, qui captent une part croissante du marché publicitaire. Le modèle traditionnel de la presse, basé sur la vente de contenu et l’attention des lecteurs aux annonceurs, est remis en question, rendant la rentabilité des journaux de plus en plus précaire.

Cette évolution soulève des interrogations sur l’avenir de la pluralité médiatique en Belgique francophone et sur les conséquences potentielles pour l’information et le débat public.

Source : De Tijd

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