Le greenbacklash de la finance : tensions croissantes entre investisseurs et régulations environnementales

Ce que dissimule le greenbacklash de la finance

Ce que dissimule le greenbacklash de la finance

Par Daniel Coronel Crespo

À l’été 2026, alors que les épisodes caniculaires et de sécheresse se multiplient en France, TotalEnergies annonce un doublement de ses profits, atteignant 5,4 milliards de dollars au deuxième trimestre. Cependant, en parallèle, les émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise s’élèvent à 180,2 millions de tonnes, représentant un cinquième du bilan carbone annuel de la France. Ce chiffre, révélé par des réglementations européennes, met en lumière un contraste frappant entre les bénéfices réservés aux actionnaires et la facture climatique supportée par la société.

La comptabilité carbone et les obligations de transparence environnementale, qui sont devenues essentielles pour évaluer la performance des entreprises, font aujourd’hui l’objet de remises en cause. Ce phénomène, désigné par le terme de greenbacklash, se manifeste dans les espaces institutionnels et dans le débat public, remettant en question des règles jadis soutenues par une forte volonté politique.

Le 26 février 2025, la Commission européenne a introduit des propositions visant à « simplifier » ce qu’elle appelle le « fardeau bureaucratique ». Ce changement de cap soulève des interrogations sur les motivations réelles derrière cette offensive contre les instruments de régulation environnementale, en particulier dans le contexte du second mandat d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission.

En somme, le greenbacklash révèle non seulement des enjeux économiques, mais aussi une tension sous-jacente entre les intérêts du capitalisme fossile et les impératifs de décarbonation.

Source : AOC Media

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