La ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a présenté, le 6 juillet, un plan triennal comportant 55 mes destinées à combattre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine. Cette annonce a eu lieu à la Bibliothèque nationale de France, en présence des ministres Édouard Geffray (éducation nationale), Françoise Gatel (aménagement du territoire) et Marie-Pierre Vedrenne (citoyenneté). Aurore Bergé a souligné que près de 1,7 million de Français ont été victimes de propos ou d’actes discriminatoires en 2025. Elle a précisé que ce plan vise à envoyer un message républicain de concorde, particulièrement important à un an de l’élection présidentielle. Ce plan fait suite à une première initiative lancée en janvier 2023 par Élisabeth Borne, alors première ministre, jugée insuffisante par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Le plan, élaboré en collaboration avec le secteur associatif et des parlementaires, met l’accent sur la formation des chefs d’établissements et des futurs enseignants, ainsi que sur la visite de lieux mémoriels par 800 000 élèves par an, une augmentation par rapport aux 500 000 actuels. Il prévoit également le renforcement de la formation des forces de l’ordre, la diffusion d’un guide pour le dépôt de plainte, et un suivi régulier des condamnations pour actes racistes et antisémites. D’autres mes incluent le développement de stages de citoyenneté dans des lieux de mémoire, des campagnes de testing à l’embauche tous les deux ans, et une meilleure formation des arbitres dans le sport. Le plan prévoit également un référentiel de formation à la non-discrimination pour les professionnels de l’immobilier et la création d’une intelligence artificielle responsable pour éviter les biais dans le recrutement. Pour asr le suivi de ce plan, un comité ministériel et une évaluation annuelle par la CNCDH seront mis en place. Source : La Croix
