Le Ghana dénonce les attaques xénophobes en Afrique du Sud auprès de l’Union africaine
Le Ghana a officiellement exprimé son indignation face à une série d’attaques xénophobes en Afrique du Sud, en appelant l’Union africaine (UA) à prendre des mes d’urgence. Depuis la fin mars 2026, une vague de violences ciblant des migrants africains a été rapportée, entraînant la mort d’au moins sept personnes, selon un bilan provisoire. Le ministre des Affaires étrangères ghanéen a demandé que cette situation soit discutée lors du prochain sommet de l’UA, prévu du 24 au 27 juin en Égypte, soulignant que ces actes violent la Charte des droits de l’homme.
Dans un communiqué publié le 7 mai 2026, le gouvernement ghanéen a exprimé sa « profonde préoccupation » face à la récurrence de ces incidents, considérant qu’il est « particulièrement inquiétant » qu’ils persistent depuis plusieurs années. Le Ghana a appelé l’UA à renforcer son système de surveillance des violations des droits humains et a proposé la création d’une mission d’enquête pour examiner les causes profondes de cette violence.
Sans pointer directement du doigt l’Afrique du Sud, le Ghana a affirmé que la poursuite des attaques contredit les principes de solidarité et d’unité africaines, notamment en raison du soutien apporté par de nombreux pays africains à l’Afrique du Sud durant la lutte contre l’apartheid. Mardi, l’une des victimes a été rapatriée au Ghana, et le ministre des Affaires étrangères a convoqué le haut-commissaire par intérim de l’Afrique du Sud pour discuter de la situation. Ce dernier a affirmé que les autorités sud-africaines avaient « pris bonne note » des préoccupations exprimées.
D’autres pays africains, tels que le Nigeria, le Lesotho et le Malawi, ont également exprimé leurs inquiétudes face à ces violences. Au Nigeria, l’ambassadeur sud-africain a été convoqué pour répondre aux préoccupations concernant le harcèlement de ressortissants nigérians, avec plus de 130 demandes de rapatriement reçues par Abuja.
Actuellement, environ 2,8 millions d’étrangers vivent légalement en Afrique du Sud, principalement originaires de pays voisins comme le Zimbabwe.
Source : RFI
