Le FLNC menace, mais ne fait plus d’actions
Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête suite à des menaces formulées par le Front de libération nationale corse – Union des Combattants (FLNC-UC) à l’encontre des « étrangers », y compris des Français non-Corses. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse clandestine, révélée par Corse-Matin, qui a été le seul média présent.
Lors de cette rencontre, une quinzaine d’individus cagoulés et armés ont qualifié le processus d’autonomie pour la Corse, approuvé par l’Assemblée nationale le 23 juin, de « mascarade ». Ils ont également menacé les « envahisseurs » non-corses de l’île. Cette déclaration a conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme ».
Antoine Giannini, journaliste à Corse-Matin, a souligné que la dernière vague d’attentats en Corse remonte à fin 2023, et que la situation actuelle est « très loin des grandes nuits bleues » des années 1970-1980. Depuis, peu d’actions ont été menées par le FLNC. Giannini a également noté que le groupe a peu de combattants pour poursuivre une lutte significative, en raison de l’évolution des techniques d’enquête policière et de l’essoufflement du mouvement indépendantiste.
Le FLNC-UC a déclaré : « En attendant que nos droits nationaux soient reconnus et respectés, nous n’avons qu’un message à leur adresser: restez chez vous », ajoutant que ceux qui ne respecteront pas ce message ne doivent pas se considérer en sécurité sur le territoire.
Cette situation met en lumière une fracture apparente au sein des organisations clandestines, avec une seule entité, le FLNC – Union des combattants, ayant signé le communiqué lors de cette conférence de presse.
Source : Franceinfo, Corse-Matin



