Le plus lointain flamboiement d'un quasar révèle des secrets des trous noirs supermassifs

Le plus lointain flamboiement d’un quasar révèle des secrets des trous noirs supermassifs

Les chercheurs ont récemment observé un quasar, un type d’objet astronomique extrêmement lumineux, tel qu’il était environ 850 millions d’années après le Big Bang. Cette découverte, publiée dans Nature Astronomy, apporte de nouvelles informations sur la nature des trous noirs supermassifs et leur relation avec les galaxies qui les hébergent.

Les quasars, découverts dans les années 1960, sont des trous noirs supermassifs en rotation, contenant entre un million et plusieurs milliards de masses solaires. Ils émettent une lumière intense en raison de la matière qui tombe dans leur disque d’accrétion, générant des jets de particules se déplaçant à une fraction significative de la vitesse de la lumière. On sait que ces objets évoluent au fil du temps, avec une abondance plus importante quelques milliards d’années après le Big Bang.

Une étude récente a mis en lumière une relation de proportionnalité entre la masse des trous noirs supermassifs et celle des galaxies qui les hébergent. Cette coévolution suggère que les trous noirs influencent la croissance et l’extinction de leurs galaxies hôtes en régulant l’accrétion de gaz. Des vents de matière, résultant des phénomènes d’accrétion, peuvent également expulser des nuages de gaz, rendant difficile la formation de nouvelles étoiles.

L’analyse des données de la mission Neowise de la NASA a permis de détecter des variations de luminosité d’environ 20 % chez le quasar observé, correspondant à une fluctuation d’environ 2 milliards de soleils. Ces fluctuations indiquent que le disque d’accrétion autour du trou noir supermassif est étonnamment fin et plat, une structure généralement observée autour de trous noirs plus anciens.

Cette recherche offre des preuves que les processus d’alimentation et les structures observés dans l’univers proche étaient déjà présents à des époques très reculées, suggérant que les phases de croissance chaotiques des trous noirs se produisent très tôt dans leur développement.

La découverte de ce quasar, brillant comme 12 milliards de soleils, souligne l’importance des trous noirs supermassifs dans la structuration des écosystèmes galactiques. Sans eux, les galaxies n’auraient pas l’apparence que nous leur connaissons aujourd’hui.

Source : Nature Astronomy

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