Blue Heron : grand oiseau, grand film

Blue Heron : Un regard poignant sur la famille et la santé mentale

Début mai, l’application Letterboxd a publié sur ses réseaux sociaux la liste des 25 films de 2026 les mieux notés par sa communauté. Parmi eux, on retrouve un film français, La Maison des Femmes de Mélissa Godet, ainsi que deux films canadiens, dont Blue Heron, réalisé par Sophy Romvari. Ce dernier, inspiré de sa propre vie, aborde les difficultés d’une famille hongroise émigrée près de l’île de Vancouver, centrant son récit sur le fils aîné, Jeremy, et sa petite sœur, Sasha.

Le film se déroule à la fin des années 90 et illustre les défis liés à la santé mentale, un sujet encore mal compris à l’époque. Le personnage de Jeremy, interprété par Eddik Beddoes, souffre d’un mal-être non spécifié, et son psy le décrit comme étant en proie à une « crise d’autorité », suggérant qu’il a simplement besoin de limites plus strictes.

Sophy Romvari utilise une approche visuelle unique en filmant souvent ses personnages à travers des fenêtres ou des miroirs, accentuant ainsi la fracture au sein de la famille. Ce choix stylistique évoque des comparaisons avec Aftersun de Charlotte Wells, étant donné que les deux films traitent de l’histoire familiale de leurs réalisatrices respectives.

Les aspects les plus surprenants de Blue Heron se manifestent dans la seconde moitié du film. En effet, le récit fait un bond d’une vingtaine d’années dans le futur, où une Sasha adulte cherche à revisiter son passé pour réaliser un film. Cette démarche cathartique est renforcée par des interactions avec des travailleurs sociaux, soulignant l’évolution des approches en matière de santé mentale depuis les années 90.

Blue Heron de Sophy Romvari, d’une durée de 90 minutes, sortira en salles françaises le 24 juin 2026.

Source : Cinématraque.

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