Des gens viennent chaque été pour se faire tirer le portrait

Les lieux d’exposition font le plein pendant le festival de la photographie à Arles. Mais pas seulement. La ville elle-même vit au rythme de la photographie, qu’elle soit vue. ou qu’elle soit prise.

À Arles, la photographie est omniprésente, même dans un jardin public où le Festival des Rencontres a installé une exposition. Ici, l’accès est libre, en plein air, offrant une touche de poésie aux balades des touristes. Un touriste anglophone témoigne : « La ville est vivante avec ces photographies, c’est un beau contraste entre Arles, la cité antique, et une vision plus contemporaine. »

Chaque été, sur la place de la mairie, Raphaël Goutte installe son appareil photo argentique fabriqué de toutes pièces. En cinq minutes, il tire le portrait des passants. « Il y a aussi pas mal de festivaliers ou d’Arlésiens qui viennent. Les festivaliers, ce sont des gens qui viennent chaque été, chaque année, pour se faire tirer le portrait. Les Arlésiens, c’est toujours touchant parce que ce sont des gens que je croise et qui viennent aussi pour avoir leur photo, » explique-t-il.

Cette rencontre et ce souvenir séduisent des touristes irlandais venus à Arles pour la première fois. « Les choses les plus intéressantes sont souvent dans la rue. Les événements en marge du festival sont incroyables. On reviendra . »

L’espace public devient un terrain d’exposition, permettant de faire passer des messages. L’ONG Reporters Sans Frontières a affiché des clichés d’un photographe palestinien. « Plus de 220 journalistes ont été tués par les autorités israéliennes. L’idée est donc de visibiliser les photographes qui restent, » raconte Chloé Le Goff de Reporters Sans Frontières.

Des histoires et des émotions dans chaque recoin arlésien sont capturées par les objectifs des passants, illustrant ainsi la vitalité et la diversité de ce festival unique.

Cet article a été écrit avec Pauline Pidoux et Thierry Valero, journalistes à France Télévisions.

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