Le Département des Bouches-du-Rhône défend ses équilibres budgétaires pour 2026

Vendredi 26 juin, le Département des Bouches-du-Rhône a défendu son budget face à une opposition critique, alors que l’agence Fitch lui a attribué la note A+.

Le Département des Bouches-du-Rhône a récemment défendu son budget pour 2026 lors d’une séance publique, marquée par des débats de plus de deux heures et une opposition critique. Yves Moraine, rapporteur du budget, a affirmé : « Non, nous n’avons pas cramé la caisse, ni mis le Département des Bouches-du-Rhône en faillite. » Cette séance a suivi l’adoption, en avril, du budget primitif 2026. Depuis, la majorité, dirigée par la présidente Martine Vassal (DVD), soutient que les investissements se poursuivent tout en maîtrisant les dépenses de fonctionnement. Les élus ont validé les comptes pour 2025, affichant un résultat cumulé positif de 34,8 millions d’euros pour le budget principal. Ils ont également approuvé un budget supplémentaire pour 2026, prévoyant un emprunt d’équilibre de 393 millions d’euros, ainsi que plusieurs budgets annexes, incluant la Maison de l’enfance et de la famille (+5,86 M€) et le centre médico-psycho-pédagogique (+556 000 €).

Tirer des enseignements pour le budget 2027

Yves Moraine a souligné la notation de l’agence Fitch, qui maintient la collectivité à A+ avec une perspective stable. Cette évaluation est interprétée par la majorité comme un signe d’amélioration progressive de la trajectoire financière, grâce à une maîtrise des dépenses et une capacité de désendettement estimée à moins de dix ans. L’opposition, représentée par Cédric Dudieuzère (RN), conteste cette analyse, mettant en avant la forte progression de la dette depuis 2018 et questionnant la soutenabilité des investissements, notamment dans le domaine social. Yves Moraine a reconnu que la collectivité fait face à un contexte moins favorable, en raison de la hausse des taux d’intérêt et de l’augmentation des dépenses sociales, des éléments qui devront influencer la préparation du budget 2027.

La solidarité absorbe la moitié des dépenses

La majorité met un point d’honneur à maintenir la solidarité comme premier poste de dépense, englobant le financement du RSA, la protection de l’enfance, ainsi que l’accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. En 2025, ces politiques de solidarité ont représenté près de 1,7 milliard d’euros, soit plus de 60 % des dépenses de fonctionnement, selon Yves Moraine. Cet article est basé sur des informations de Made in Marseille.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *