Le rapport du COR ne saurait justifier les discours alarmistes
Pour Force Ouvrière, le rapport 2026 du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) confirme que les déséquilibres du système de retraite relèvent d’un problème de financement, et non d’un excès de dépenses. Selon le syndicat, loin des discours alarmistes qui cherchent à justifier de nouvelles réformes, les dépenses de retraite demeurent stables à long terme, passant de 14,1 % du PIB en 2025 à 14,2 % en 2045. En revanche, les ressources diminuent progressivement dans les projections du COR.
Le véritable enjeu réside dans le financement : il s’agit de garantir des recettes suffisantes pour répondre aux besoins, et non de réduire les droits des retraités. Près des deux tiers des ressources des régimes de retraite proviennent des cotisations sociales. Le COR souligne que les exonérations et allègements de cotisations ne sont pas toujours compensés intégralement. En 2024, l’absence de compensation a ainsi coûté 2,2 milliards d’euros pour la branche vieillesse.
Dans ce contexte, Force Ouvrière s’oppose à toute nouvelle remise en cause des droits à la retraite et réaffirme sa demande d’abrogation de la réforme de 2023. Le syndicat avertit qu’un nouveau recul de l’âge légal et de la durée de cotisations aurait des conséquences négatives sur les conditions de vie et la santé des travailleurs.
Pour FO, le renforcement durable des ressources du système de retraite passe avant tout par une politique de l’emploi efficace : lutte contre le temps partiel subi, amélioration de l’emploi des jeunes et des seniors, augmentation des salaires et donc de l’assiette des cotisations sociales, ainsi qu’atteindre l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Le syndicat estime que c’est par la négociation que les réponses aux enjeux des retraites doivent être trouvées, impliquant les interlocuteurs sociaux dans le débat sur les choix de financement et la gouvernance.
Source : Force Ouvrière.
