Le Cap-Vert : un archipel de plages paradisiaques et de culture riche
Boa Vista, Sal, Santiago, Santo Antão… Ces noms évoquent des paysages de rêve. Pourtant, ces îles du Cap-Vert, situées à environ six heures de vol de Paris, sont souvent méconnues. Indépendant depuis 1975, le Cap-Vert, colonie portugaise depuis 1462, présente un métissage culturel unique, mêlant influences africaines, brésiliennes, créoles et européennes. Depuis les années 2000, le pays est devenu une destination touristique prisée, attirant des visiteurs grâce à ses plages de sable blanc et noir, ses liaisons aériennes directes avec la France, et l’hospitalité de ses habitants.
L’archipel compte environ 500 000 habitants, mais plus de 800 000 Cap-Verdiens ont émigré vers la France, le Portugal et les États-Unis au cours du dernier siècle, maintenant des liens forts avec leur terre natale. Boa Vista, renommée pour ses plages, et Santiago, riche en histoire, constituent des points d’intérêt majeurs.
Se prélasser sur une plage déserte
Boa Vista est célèbre pour ses plages de sable blanc. La plage de Santa Monica, la plus grande, s’étend sur 18 kilomètres, bordée d’une eau turquoise. L’accès à certaines plages nécessite un véhicule tout-terrain. Non loin se trouve le désert de Viana, avec ses dunes évoquant le Sahara. La plage d’Atalanta, au nord de Sal Rei, est célèbre pour l’épave du cargo Cabo Santa Maria, échoué depuis 1968. De juin à octobre, Boa Vista devient un site de ponte pour les tortues marines.
Dîner dans une maison coloniale
À Sal Rei, la Casa da Cultura, une maison du XIXe siècle, offre une immersion dans l’histoire cap-verdienne. Le restaurant Sodade, situé dans un patio fleuri, propose des plats mettant à l’honneur les produits de la mer, avec un menu allant de 30 à 50 euros.
Se reposer face à la mer
L’hôtel Barceló Marine, entièrement rénové en 2024, offre des chambres confortables à partir de 164 euros la nuit. Situé à proximité d’une petite plage paisible, il est réservé aux adultes.
Se balader dans la première capitale du pays
À 50 minutes de vol de Boa Vista se trouve Cidade Velha, la première capitale du Cap-Vert, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle est connue pour ses maisons colorées et son histoire liée au commerce des esclaves. Les vestiges de l’église Notre-Dame du Rosaire, datant de 1495, et du fort de Sao Filipe, rappellent son passé.
Déguster du rhum avec modération
Le grogue, rhum artisanal du Cap-Vert, peut être dégusté dans des distilleries artisanales comme celle de la famille Cabral & Martins, où la production suit des méthodes traditionnelles.
Visiter un lieu de mémoire
Le musée de la Résistance, situé près de la plage de Tarrafal, rappelle les heures sombres du pays. Ancien pénitencier, il évoque la répression politique sous le régime de Salazar.
Les vols directs vers le Cap-Vert sont disponibles à partir de 98 euros avec Transavia, reliant Orly à plusieurs îles de l’archipel.
Source : Le Parisien
