Avec « le boys band masculiniste » de Donald Trump, la virilité se gouverne à coups d’hormones

La virilité au Pentagone : une nouvelle politique sous l’administration Trump

Au Pentagone, la virilité s’évalue désormais à travers les taux d’hormones. L’administration Trump, après avoir instauré des tests physiques renforcés et exclu les personnes transgenres des forces armées, a décidé de contrôler les niveaux de testostérone des militaires. Mercredi 15 juillet, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé que les militaires de plus de 30 ans seraient soumis à un contrôle de leur taux de testostérone lors de leur visite médicale annuelle, tandis que les plus jeunes pourraient se porter volontaires. En cas de déficit, un traitement hormonal substitutif sera proposé. Hegseth a précisé que l’objectif n’est pas d’améliorer artificiellement les performances, mais de préserver les capacités naturelles des soldats.

Une approche controversée

Violaine de Filippis-Abate, avocate et coprésidente d’Ensemble contre le sexisme, critique cette initiative en soulignant qu’elle réduit la qualité d’un militaire à son niveau hormonal. Elle met en garde contre une vision simpliste qui ignore les multiples facteurs influençant le comportement humain, tels que l’environnement et l’expérience personnelle.

Un virilisme institutionnalisé

Cette décision s’inscrit dans une série de mes promues par l’administration Trump, qui a amplifié les discours autour de la virilité, en s’opposant aux politiques de diversité et en remettant en question les droits des personnes transgenres. Pete Hegseth a, par ailleurs, exprimé son désir d’une armée plus dure et plus masculine.

Réactions et implications

En France, cette annonce résonne avec les travaux de la délégation aux droits des femmes du Sénat, qui a récemment publié un rapport sur le masculinisme, le qualifiant de projet politique plutôt que de phénomène marginal. La présidente du Sénat, Dominique Vérien, a commenté que cette tendance met davantage l’accent sur la force physique que sur l’intelligence.

Conclusion

Cette évolution dans la politique militaire américaine pourrait avoir des répercussions plus larges, tant aux États-Unis qu’à l’international, où les discours masculinistes commencent à se légitimer politiquement. La vigilance est de mise face à cette tendance qui pourrait influencer les politiques publiques à l’avenir.

Source : Public Sénat

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